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    Nouvelle Calédonie
  • Baptiste Gouret | Crée le 16.09.2026 à 09h10 | Mis à jour le 16.09.2026 à 09h11
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    Avec 48 heures de retard, le vol SB501 Paris-Bangkok-Nouméa s’est finalement posé à l’aéroport de La Tontouta mardi 15 septembre. Photo Archives LNC/Cyril Terrien
    Un appareil d’Aircalin est resté bloqué à Calcutta, en Inde, pendant 48 heures en raison d’une demande de déroutement du contrôle aérien indien. Une décision injustifiée aux conséquences significatives, regrette la compagnie calédonienne, qui annonce avoir saisi la Direction générale de l’aviation civile en France pour le lancement d’une enquête.

    La fin d’un voyage chaotique. Parti de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle le 12 septembre, le vol SB501 à destination de Nouméa s’est finalement posé mardi 15 septembre à l’aéroport de La Tontouta, avec 48 heures de retard.

    L’appareil d’Aircalin avait été contraint d’atterrir à Calcutta, dans l’est de l’Inde, dimanche 13 septembre en raison d’un déroutement exigé par le contrôle aérien indien. Une modification de trajectoire qui avait entraîné un allongement du trajet et une surconsommation de carburant, empêchant l’avion de rejoindre Bangkok, son escale, dans les conditions réglementaires. Les passagers avaient ensuite été coincés six heures à bord de l’appareil dans l’attente d’une autorisation de débarquement des autorités indiennes. Enfin, une succession de contraintes techniques et réglementaires, notamment l’absence à l’aéroport de Calcutta de technicien qualifié sur A330, le modèle d’avion exploité par Aircalin, a considérablement retardé le décollage.

    Pas de concertation préalable

    Autant d’incidents qui ont conduit la compagnie à saisir la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) en France, "afin d’être accompagnée dans l’analyse détaillée de l’enchaînement des décisions prises par les autorités indiennes, et de porter, le cas échéant, toutes les conséquences et démarches nécessaires auprès des instances compétentes pour qu’une telle situation ne se reproduise pas sur nos lignes régulières", annonce la direction dans un communiqué daté de mardi 15 septembre.

    En effet, Aircalin affirme qu’aucune restriction de survol n’avait été émise par les autorités indiennes au-dessus de New Delhi, où un rassemblement des dirigeants des pays des Brics se tenait. "Notre compagnie se trouve donc, au même titre que ses passagers, directement affectée par une décision qui ne la concernait pas et dont elle n’a eu ni le contrôle ni la connaissance préalable", indique la direction d’Aircalin.

    Celle-ci a entraîné des conséquences directes "sur nos passagers comme sur notre exploitation". "Aircalin a conscience que la prise en charge sur place n’a pas toujours été à la hauteur de ce que nos passagers étaient en droit d’attendre."

    Aucun autre vol de la compagnie n’est à ce jour soumis à changement.

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