• | Crée le 06.07.2020 à 10h16 | Mis à jour le 06.07.2020 à 16h05
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    Le vendredi 1er mars 2019, à Houaïlou, près de 200 personnes avaient marché pour Maurine. Photo Marie-Laure Euriboa

    Un féminicide, qui avait fait grand bruit l’an passé, est jugé devant la cour d’assises ce lundi et jusqu’à demain, mardi.

    Interpellé trois semaines plus tard
    Dans la nuit du 11 au 12 février 2019, Maureen, 28 ans est retrouvée morte par les pompiers, le corps couvert d’hématomes, au domicile de Marcel, son compagnon. Une fois les secours alertés, ce dernier prend la fuite avant l’arrivée des gendarmes. L’accusé, qui n’a été interpellé que le 4 mars à Nouméa, avait d’abord fait croire que la victime était décédée à la suite d’un accident de voiture qu'elle a eu en partant de son domicile plus tôt dans la soirée. Mais très vite, l’enquête conclut que la jeune femme est décédée des suites de ses blessures qui ont été infligées par des coups.

    Rouée de coups
    Lors de sa garde à vue, Marcel reconnaît les faits. A la suite de cette sortie de route, à laquelle il assiste, il aurait frappé Maureen à plusieurs reprises avec un bout de bois. Une fois de retour dans la maison, elle aurait de nouveau été rouée de coups.
    Alors que Marcel pensait qu’elle s’était endormie, il se rend compte plus tard que sa compagne est inconsciente. Sur place, les secours ne peuvent que constater le décès de la victime.

    Recherché pour violences
    L’accusé, qui a été violent avec toutes ses compagnes et faisait déjà l’objet d’un mandat de recherche pour des violences sur Maureen qui avait porté plainte en 2017, sera donc jugé pour coups mortels aggravés.

    Marche silencieuse
    Le 1er mars 2019, une procession, organisée par la Fédération des groupes de femmes ajië de Houaïlou et avec l’aide de la mairie, avait marché en silence jusqu’aux grilles du portail de la gendarmerie avant que les quelque 200 manifestants ne scandent des « Halte à la violence faite aux femmes ! ».

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