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  • AFP | Crée le 04.05.2026 à 14h16 | Mis à jour le 04.05.2026 à 14h16
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    Le décès de Kumanjayi Little Baby, 5 ans, a profondément marqué la communauté aborigène. Photo pfes.nt.gov.au
    La police australienne a annoncé dimanche 3 mai l’inculpation du suspect du meurtre d’une petite fille issue d’une communauté aborigène du côté d’Alice Springs, dans le centre du pays, dans une affaire qui a provoqué une vive émotion et été marquée par des heurts avec les forces de l’ordre.

    Les enquêteurs ont découvert jeudi 30 avril, près de la ville d’Alice Springs, en plein centre de l’Australie, le corps d’une petite fille identifié comme celui d’une jeune disparue, Kumanjayi Little Baby, cinq ans.

    La police a arrêté peu après Jefferson Lewis, Australien de 47 ans. L’homme avait été roué de coups jusqu’à perdre connaissance après s’être rendu aux membres de la communauté autochtone, puis emmené à l’hôpital. Il est désormais inculpé de meurtre et de deux chefs d’accusation de viol, a annoncé la police de l’État australien du Territoire du Nord. "Il s’agit d’une affaire profondément bouleversante", a déclaré le commissaire de police Martin Dole, adressant ses pensées aux proches de la petite fille.

    Infliger une punition traditionnelle

    Plusieurs policiers, ambulanciers et un pompier ont été blessés lors de violents affrontements aux abords de l’hôpital d’Alice Springs, où Jefferson Lewis a été admis en fin de semaine. Des images ont montré des nuages de gaz lacrymogène, un fourgon de police en flammes et une foule remontée hurlant contre des policiers armés qui tentaient de la maintenir à distance.

    Les protestataires exigeaient, selon la chaîne publique ABC, la sortie de l’homme pour que lui soit infligée une punition traditionnelle pratiquée dans des communautés autochtones du centre de l’Australie.

    La disparition de la fillette avait déclenché de vastes opérations de recherches suivies avec fébrilité par une grande partie du pays. "C’est l’issue tragique que nous espérions tous désespérément éviter", a déclaré le Premier ministre Anthony Albanese.

    Robin Granites, porte-parole de la famille et membre du groupe autochtone Warlpiri, a appelé au calme au sein de la communauté. "L’heure est venue de faire notre deuil, de témoigner du respect à notre famille et de nous accorder un moment pour pleurer et nous souvenir, a-t-il déclaré dans un communiqué. Nous devons être forts les uns pour les autres, nous devons respecter la famille et les pratiques culturelles."

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