- AFP | Crée le 13.06.2026 à 08h26 | Mis à jour le 13.06.2026 à 08h26ImprimerChristian Tein s’est exprimé, vendredi 12 juin, une semaine après le non-lieu général prononcé par les juges d’instruction parisiens en faveur des militants de la CCAT. Photo AFP / Delphine MayeurUne semaine après le non-lieu général ordonné en faveur des militants de la CCAT, le président du FLNKS a exprimé son "grand soulagement", vendredi 12 juin, évoquant des "périodes très difficiles" depuis son arrestation en juin 2024.
Le président du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), Christian Tein, a exprimé vendredi son "grand soulagement" après le non-lieu général ordonné par les juges d’instruction parisiens en faveur des militants indépendantistes calédoniens poursuivis pour leur rôle présumé dans les émeutes de 2024.
"C’est un grand soulagement pour nos familles, a déclaré le dirigeant indépendantiste de 58 ans devant la presse à Nouméa. On sait que le combat n’est pas fini", a-t-il toutefois ajouté, le parquet ayant fait appel de l’ordonnance, rendue en faveur des quatorze mis en examen du dossier.
Christian Tein, interpellé en juin 2024 puis transféré à 17 000 km de chez lui pour une détention provisoire de près d’un an dans l’Hexagone, a évoqué les "périodes très difficiles" traversées depuis son arrestation.
Vers une éventuelle action contre l’État ?
L’enquête visait la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) dirigée par M. Tein, à l’origine de la mobilisation contre un projet de dégel du corps électoral. La justice la soupçonnait à l’époque d’avoir commandité les violences qui ont fait 14 morts et plus de 200 milliards francs de dégâts.
Parmi les chefs de poursuites figuraient la complicité de tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique ou l’association de malfaiteurs, mais les juges ont estimé qu’il n’existait pas de "charges suffisantes" contre les mis en examen.
Son avocat, Me Pierre Ortet, s’est dit "serein" sur l’examen de l’appel. La défense souhaite obtenir rapidement les écritures du ministère public et n’entend pas solliciter de renvoi, afin que la chambre de l’instruction se prononce au plus vite, possiblement à l’automne.
Les conseils de M. Tein disent en revanche ne pas comprendre les investigations supplémentaires invoquées par le parquet. "Ils ont eu deux ans pour demander les actes en question", a déclaré Me Florian Medico, rappelant que l’instruction a donné lieu à plus de 800 auditions et produit près de 11 500 pièces.
Interrogé sur une éventuelle action contre l’État, M. Tein a indiqué qu’aucune décision n’avait été prise à ce stade. "On regardera déjà l’appel, comment les choses se présenteront", a-t-il dit.
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