- AFP, à Washington, États-Unis | Crée le 22.07.2026 à 07h06 | Mis à jour le 22.07.2026 à 07h06ImprimerCette photo montre des navires naviguant à proximité du détroit d'Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, près de Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. Les États-Unis étaient alors en train de « prendre le contrôle » du détroit d'Ormuz et sont rémunérés pour en assurer la protection, a déclaré le président américain Donald Trump le 13 juillet, alors que Washington et Téhéran s'opposaient une nouvelle fois au sujet de cette voie maritime stratégique. FS - AFPLes prix du pétrole ont augmenté de plus de 2% mardi, soutenus par la crainte que le conflit au Moyen-Orient vienne un peu plus perturber l'offre mondiale d'or noir en s'étendant à la mer Rouge.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, a gagné 2,01% à 91,01 dollars. C'est la première fois qu'il clôture au-dessus de 90 dollars depuis début juin. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, dont c'était le dernier jour de cotation, a pris 2,02% à 84,91 dollars.
La dégradation de la situation autour du détroit d'Ormuz "accentue les inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole et "l'incertitude" sur les perspectives du marché, a averti mardi le patron de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol. Le trafic dans ce goulet d'étranglement "s'est pratiquement arrêté" depuis la reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran, souligne Barbara Lambrecht, analyste de Commerzbank. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont d'ailleurs annoncé avoir stoppé deux pétroliers qui y circulaient.
Deux navires ont fait demi-tour en mer Rouge
Le marché garde aussi les yeux rivés sur la mer Rouge. L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, y avait réacheminé une large partie de ses livraisons pour compenser le blocage d'Ormuz au printemps. Mais cette alternative est remise en question par l'annonce d'un blocus maritime de l'Arabie saoudite, orchestré par les rebelles houthis du Yémen. Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.
Menaces de Donald Trump
Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en œuvre ce blocus a menacé mardi Donald Trump, dont le pays s'était déjà mobilisé contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza. La perte des barils saoudiens qui transitent par la mer Rouge, "conjuguée au blocus actuel du détroit d'Ormuz, pourrait entraîner de graves pénuries d'approvisionnement, en particulier pour les pays de la région Asie-Pacifique", prévient David Morrison, de Trade Nation. "À cela s'ajoute le fait que, suite à des attaques de drones, les expéditions ont dû être suspendues dans un important terminal pétrolier de la mer Noire, par lequel transitent habituellement 75% des exportations de pétrole du Kazakhstan", note Barbara Lambrecht.
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