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    Grand Nouméa
  • Aurélia Dumté | Crée le 20.07.2026 à 13h54 | Mis à jour le 20.07.2026 à 14h47
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    Aurélie est une donneuse régulière. Mais sans aucun doute, les SMS d’alerte lui permettent d’y penser. Photo Aurélia Dumté
    Le stock de sang est en seuil critique, avec moins d’une semaine de visibilité. Les types O, donneurs universels, sont particulièrement demandés. Le système de don du sang local est autosuffisant et repose uniquement sur le bénévolat et la générosité des Calédoniens.

    Si les alertes du centre de don du sang sont si régulières, c’est que cet organisme, dépendant du centre hospitalier territorial, est autosuffisant. Seuls les donneurs calédoniens alimentent la banque de sang de Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna. "Nous n’importons pas de poche, cela coûte trop cher et prend trop de temps d’en faire venir d’Australie," indique le docteur Axelle Lascaux, responsable du Centre du don du sang.


    Le Dr Axelle Lascaux, responsable du centre de don du sang, rappelle que seuls les donneurs calédoniens alimentent le stock. Photo Aurélia Dumté

    Mais en ce mois de juillet, le stock de sang atteint un seuil critique, soit une visibilité sur moins d’une semaine. "Vous voyez les petites gouttes, et bien aujourd’hui, lundi 20 juillet, elles sont toutes au plus bas, sauf le AB", alerte le médecin, en se référant à l’infographie relative à l’état du stock, publiée chaque semaine sur la page Facebook de l’établissement.

    Or, en cette période, outre les départs en vacances, avec les vagues de rhumes, gastros et autres maladies, les donneurs se font plus rares. Une tendance à la baisse qui date cependant de mai 2024. Depuis les émeutes, le centre de don du sang comptabilise près de 1 000 dons en moins, heureusement rééquilibrés grâce à une augmentation des collectes mobiles.

    Chaque semaine, l’équipe du centre se rend sur le terrain. Mairies, établissements scolaires, entreprises privées… "Grâce à cela, les chiffres ne sont pas aussi bas qu’ils auraient dû l’être", souligne Axelle Lascaux. Autres modifications importantes qui participent à la stabilisation du stock, l’élargissement des horaires d’ouverture. Ainsi, il est désormais possible de donner son sang un samedi matin par mois, comme ce samedi 25 juillet, ou encore le premier lundi du mois, où l’établissement est ouvert en continue de 7h15 à 18 heures. Les critères qui permettent de donner ont légèrement été élargis en mars, avec une possibilité de le faire au bout de deux mois après un tatouage ou une endoscopie par exemple, contre quatre auparavant.


    Dorénavant, le centre ouvre ses portes un samedi par mois, afin de faciliter l’accès aux donneurs. Rendez-vous samedi 25 juillet. Photo Aurélia Dumté

    "En Nouvelle-Calédonie, il nous faut prélever entre 130 et 150 poches par semaine, précise le médecin responsable. Nous avons du mal à atteindre cet objectif." Axelle Lascaux le répète, "c’est un acte citoyen, ça prend une heure. Il y a souvent des idées préconçues sur le fait de pouvoir ou non donner son sang. Il ne faut pas hésiter à passer, à téléphoner, même si on a un doute." Aurélie, donneuse régulière, en est l’exemple : "je donne environ trois fois par an, mais heureusement qu’il y a les alertes SMS, cela nous permet d’y penser, on est parfois pris dans notre quotidien".

    Note

    Informations et prise de rendez-vous sur le site du Centre du don du sang.

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