fbpx
    Education
  • Baptiste Gouret | Crée le 31.07.2026 à 11h19 | Mis à jour le 31.07.2026 à 11h19
    Imprimer
    Le président de l’UGPE Alphonse Caena (à droite), ici aux côtés de Jean-France Toutikian, secrétaire de l’UGPE, a signé un communiqué fustigeant le dispositif de la province Sud et de l’État pour lutter contre le décrochage scolaire. Photo Archives LNC / Anthony Tejero
    Dans un communiqué publié ce vendredi 31 juillet, l’association de parents d’élèves estime que le décrochage scolaire est la conséquence d’un système inadapté et qualifie le programme dévoilé par la province Sud et l’État en début de semaine de "dispositif imaginé par des Européens" pour "transformer ou formater les petits Kanak et Océaniens de gré ou de force".

    "De qui se moque-t-on ?" C’est par cette question rhétorique que l’Union du groupement des parents d’élèves (UGPE) commence son communiqué, publié ce vendredi 31 juillet, au sujet de l’initiative portée par la province Sud et l’État pour lutter contre le décrochage scolaire. Le dispositif, baptisé "Bien dans mon école" et présenté en début de semaine, vise à prévenir l’échec scolaire et accompagner les élèves en difficulté dès le plus jeune âge en renforçant les effectifs d’enseignants, d’éducateurs spécialisés et de travailleurs sociaux dans les établissements jugés prioritaires, soit 10 % des écoles de la province Sud.

    Un programme "imaginé par des Européens dans une école pensée par des Européens et voué à transformer ou formater les petits Kanak et Océaniens de gré ou de force", fustige l’association de parents d’élèves. Pour ses représentants, la priorité serait plutôt de réformer un système scolaire "inadapté aux réalités humaines, géographiques et pédagogiques de notre pays".

    Adapter les rythmes scolaires

    Le dispositif, financé à hauteur de 199 millions de francs par an pendant cinq ans, sera également étendu aux périodes de vacances scolaires. "Comme si cela ne suffisait pas de matraquer nos enfants pendant le temps scolaire, on va le faire aussi pendant les vacances, reproche l’UGPE. Cela fait des années que l’UGPE comme la plupart des acteurs du système éducatif demandent une réforme des rythmes scolaires plus adaptées aux rythmes chronologiques des enfants."

    L’association déplore, d’autre part, de ne pas avoir été associée à la création de ce dispositif, malgré des demandes de rendez-vous formulées auprès de la province Sud et de l’État. "Manifestement, ces personnes ont bien l’intention d’avancer à marche forcée sur la tête des parents que nous sommes", regrette la fédération, rappelant son rôle dans l’organisation de soutien scolaire et d’accompagnement à la scolarité ces dernières années. "Nous espérons que la nouvelle équipe en place au gouvernement relancera le projet éducatif du pays, afin de redonner de la cohérence à tout ce système extrêmement coûteux et si peu efficace qui ne s’inscrit nullement dans le processus de décolonisation qu’est l’accord de Nouméa."

    MERCI DE VOUS IDENTIFIER
    X

    Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.

    J'AI DÉJA UN COMPTE
    Saisissez votre nom d'utilisateur pour LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes
    Saisissez le mot de passe correspondant à votre nom d'utilisateur.
    JE N'AI PAS DE COMPTE

    Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
    Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement.
  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS