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  • | Crée le 18.12.2017 à 04h25 | Mis à jour le 18.12.2017 à 08h55
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    Didier Meunier (en chemise à carreaux) anime depuis plusieurs années des formations sur l\'agroécologie aussi bien en France que dans les pays les plus pauvres.
    Lifou. La dernière session de formations et conférences organisée autour de la semence reproductible s’est déroulée dans les Loyauté.

    Muni d’une boîte à outils fournie par Didier Meunier, formateur en agroécologie et en production de semences, chacun des trente stagiaires a pu suivre la semaine dernière, le cycle complet des plantes au travers des cours théoriques et pratiques ainsi que des visites sur le terrain.

    Les stagiaires ont pu se renseigner sur la reproduction de semences de plantes utiles, adaptées aux conditions de vie et cultivées par les jardiniers et agriculteurs locaux. L’histoire de la semence et sa place dans l’agriculture, la réglementation sur les semences avec les certificats d’obtention végétale et la botanique sont les différents modules qui ont été abordés durant trois jours.

    Cette formation « La clé vers l'autosuffisance semencière et alimentaire - La production, conservation et utilisation de semences » s'inscrit dans la continuité des actions d'information, de sensibilisation et de formation lancées en Nouvelle-Calédonie depuis 2011 par l’association Malé’Va. Elle fait suite à une grande demande d'agriculteurs, jardiniers, passionnés et techniciens en agriculture, domiciliés sur Lifou.

    Au terme de ces échanges, le projet d'intégrer le « réseau de gardiens de la semence paysanne et patrimoniale de Nouvelle-Calédonie » lancé dans le pays en 2013 a séduit plus d’un participant. Cette idée sera étudiée dans un proche avenir, tout comme celle de tisser des liens entre ce groupe local et le réseau du « mouvement international des femmes semencières », initié par Pierre Rabhi.

    Au total cent vingt stagiaires ont suivi ces premières formations du genre. Les organisateurs tendent à penser que « cette dynamique désormais enclenchée et cette mise en réseau contribueront en grande partie à atteindre l'autonomie en semences reproductibles paysannes et patrimoniales en Nouvelle-Calédonie ».

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