Îles
  • De notre correspondant,Marcko Wanyano | Crée le 03.11.2017 à 04h25 | Mis à jour le 03.11.2017 à 08h29
    Imprimer
    La mise en terre des cendres de Colette Jacqueline Pittet à Havila a été faite selon sa volonté, portée par Hmeleue Lawi, le directeur actuel du collège et son ancien élève. Photos M.W.
    Lifou. L’établissement scolaire d’Havila a organisé mercredi une cérémonie de mise sous terre des cendres de Colette Jacqueline Pittet, surnommée « Câline », directrice du collège lors de sa création.

    Colette Jacqueline Pittet, surnommée « Câline », était profondément attachée à l’établissement scolaire d’Havila. Elle a été professeure, enseignante-missionnaire et directrice du collège de Havila lors de sa création. Elle est décédée le 15 janvier dernier à Montpellier à l’âge de 95 ans.

    En sa mémoire, une centaine de personnes se sont retrouvées mercredi à l’établissement scolaire de Havila afin d’y enterrer ses cendres, selon sa volonté, faite à Hmeleue Lawi, son ancien élève et actuel chef d’établissement du collège de Havila.

    Les anciens élèves, les personnels, les autorités religieuses de l’EPKNC (Église protestante de Kanaky Nouvelle-Calédonie), des personnes qui l’ont connue et le petit chef de Luecila étaient présents. Elèves et amis ont tenu à rendre un hommage à cette dame qui usait parfois de ses claquettes pour les faire réussir et devenir des responsables.

     

    Une vie de mission

    Il a aussi été question des écoles de l’Eglise protestante qu’elle a suivies en aidant les instituteurs. Plusieurs témoignages ont encouragé les personnels des écoles actuelles à prendre exemple sur cette femme qui s’est dévouée à l’Asee (Alliance scolaire de l'Église évangélique) et à Lifou.

    Cette cérémonie de mémoire a été l’occasion de rappeler le parcours de Colette Jacqueline Pittet.

    Elle est née en 1921 à Nancy. Munie du baccalauréat, d’un certificat de Lettres et d’un diplôme d’assistante sociale, elle part en 1946, envoyée par la Société des missions comme institutrice en Nouvelle-Calédonie. Elle passera sept années sur la Grande Terre, à Do Néva. Elle y fait des tournées à cheval pour visiter les petites écoles disséminées.

    Son premier congé en France date de 1953 et son premier retour en Nouvelle-Calédonie a lieu en 1954. Elle s’installe alors aux îles Loyauté, à Lifou, où elle contribue au développement de l’enseignement primaire, tout en se rendant également en tournée à Ouvéa et à Maré.

    En mai 1965, Colette Jacqueline Pittet change de continent et part pour le Togo comme professeur de français au collège protestant de Lomé. En 1974, envoyée cette fois par le Défap (Service protestant de mission), elle retourne à Do Néva, puis à Lifou pour inaugurer le premier collège de l’île. Elle assiste à l’ouverture progressive des classes, de la 6e à la 3e, et à la préparation des élèves au BEPC.

    L’époque est devenue moderne et « Câline » fait désormais ses tournées en voiture. Elle prendra sa retraite en 1985 et rentre alors définitivement en France.

     

  • MEDIAS ASSOCIÉS
  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS