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  • De notre correspondant,M. Granados | Crée le 16.11.2017 à 04h25 | Mis à jour le 16.11.2017 à 04h25
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    La représentation de la troupe de danse de Drueulu a précédé l’ouverture de la cérémonie coutumière. Photos M.G.
    Lifou. Les tribus de Qanono, Hapetra, Wedrumel et Drueulu se sont retrouvées, du 10 au 12 novembre sur le site de Wagejen, pour célébrer la 35e édition de la Fête du grand chef de Gaïtcha.

    La 35e édition de la Fête du grand chef de Gaïtcha a drainé plus de 1 200 visiteurs sur les trois jours de festivités, de vendredi à dimanche. Une satisfaction totale pour le comité organisateur qui se réunira dans les prochains jours pour dresser un bilan de l’édition 2017 et envisager les améliorations à apporter pour l’année prochaine.

    Les visiteurs sont venus des quatre coins de l’île. Des touristes de passage et une quinzaine de bénéficiaires du forfait proposé par Destination îles Loyauté (Dil) ont également profité de la fête.


    En l’honneur du grand chef

    L’ouverture officielle de ce trente-cinquième anniversaire a été présidée par le grand chef, Pui Ono Jean-Louis Zeoula, qui a rappelé le thème de cette édition : « Tro eö a xenqa ngöne la zinu i eö » (Tu mangeras à la sueur de ton front). Une igname wael et un poisson ont été offerts au grand chef par les quatre tribus du district (Qanono, Hapetra, Wedrumel et Drueulu), comme le veut la tradition. Les coutumes, les différentes prises de parole des petits chefs, des représentants des églises catholiques et protestantes, des coutumiers et du président du comité de développement du district de Gaica s’en sont suivies.

    Danses traditionnelles, chants des classes des écoles du district et chorales locales ont rythmé ce regroupement festif de trois jours, mêlant tournois sportifs intertribus, démonstrations cultuelles et animations musicales depuis la grande scène.

    Les étals des soixante-huit stands étaient bondés de tazars, de loches, de vivaneaux et de thons jaune, ainsi que de fruits et légumes dont les wael, des ignames tardives à chair blanche, et toutes sortes de plats préparés à base de produits locaux.

    Dimanche, après le culte, une cérémonie avec la participation des chorales et des danseurs du district de Gaïtcha a marqué la fin de la fête. Elle s’est achevée par une coutume d’au revoir du conseil du district et la remise des trophées sportifs.

    Le comité des fêtes de Gaïtcha a réussi à allier les quatre tribus du district avec le monde professionnel et les obligations coutumières, autour de quatre valeurs fondamentales : cas (l’unité), inhim (solidarité et amour du prochain), humetrötr (respect) et ipië (humilité).

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