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  • De notre correspondant,M. Granados | Crée le 09.11.2017 à 04h25 | Mis à jour le 09.11.2017 à 07h39
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    Sur la parcelle collective, les jeunes cultivateurs espèrent récolter près d’une tonne et demie de pommes de terre. Photo M.G.
    Lifou. Sept cultivateurs procèdent actuellement à la récolte de pommes de terre et de pastèques, plantées sur un terrain coutumier de la tribu d’Inagoj.

    A l’issue des deux premiers jours de récolte, 250 kg de pommes de terre et 105 kg de pastèques ont été récoltés début novembre, par sept jeunes agriculteurs, bénéficiaires du groupement d’initiative par l’économie solidaire (GIES). Leur production a été ensuite prise en charge par l’UCPA (unité de conditionnement de produits agricoles), qui assure le contrôle de la production et la commercialisation.

    Cette parcelle de la tribu d’Inagoj est un projet novateur. Le terrain a été divisé en deux parties : l’une, collective destinée à la plantation de pommes de terre, et l’autre, individuelle, permettant aux jeunes de cultiver des pastèques, des melons, des courgettes et des concombres.

     

    Premiers revenus

    En juillet, la plantation de pommes de terre a d’ailleurs eu de nombreux spectateurs. En revanche, à l’heure de la récolte, seuls la chefferie Xetiwane de la tribu d’Inagoj, l’établissement provincial de l’emploi, de la formation et de l’insertion professionnelle (Epefip) et l’UCPA étaient présents.

    « Nous sommes satisfaits du travail accompli par les sept jeunes futurs agriculteurs. Ils bénéficient déjà des retombées financières liées à l’exploitation des produits vivriers et maraîchers cultivés sur la parcelle individuelle », souligne Joseph Wayewol, responsable de l’UCPA de Traput. « A présent, ils vont pouvoir augmenter leurs revenus avec le rachat de la production de pommes de terre et de pastèques, qui devrait avoisiner respectivement 1,5 tonne et 250 kg. »

    Sur la parcelle coutumière d’un hectare, les jeunes vont procéder à la plantation de patates douces, dans le cadre du partenariat conclu avec la chefferie Xetiwane, la Chambre d’agriculture de Nouvelle-Calédonie (Canc), la DEI (Direction de l’économie intégrée) et l’Epefip. « Parallèlement, tous les acteurs de ce projet vont devoir travailler sur la mise en place d’un réseau d’irrigation afin d’améliorer les productions », ajoute Joseph Wayewol.

    Ce premier projet axé sur le travail de la terre s’est concrétisé grâce au travail acharné et à la volonté des jeunes bénéficiaires du groupement d’initiative par l’économie solidaire (GIES). Leur réussite est de nature à inciter la chefferie de Xetiwane à mettre à disposition une nouvelle parcelle coutumière inexploitée.

     

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