Îles
  • De notre correspondante,Sophie Mendes | Crée le 25.07.2018 à 04h25 | Mis à jour le 25.07.2018 à 04h25
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    Le groupe de stagiaires et les formateurs de la FOL dont Norbert Luta (cheveux gris au centre). Photos S.M.
    Maré. C’est à la tribu de Ténane que se termine aujourd’hui, la première étape d’une formation visant le brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (Bafa) pour vingt stagiaires des trois Îles.

    L’ambiance est détendue à l’eika de Ténane. Des rires s’échappent de sous le faré transformé en salle de cours pour cette formation qui n’a rien de scolaire. Vingt adultes de 17 à 40 ans y sont réunis pour suivre un stage alternant théorie et pratique avec pour objectif de s’investir au sein des centres de loisirs des îles les mercredis et les vacances scolaires.

    Certains découvrent l’animation et y voient une opportunité de revenu complémentaire, d’autres travaillent déjà dans des centres aérés et veulent acquérir les bases pour mieux animer et encadrer les enfants. « Ils sont demandeurs. Ils ne sont pas là par hasard. Ils s’investissent, sont acteurs de leur formation », précise Norbert Luta, le chef du stage de huit jours, du 18 au 25 juillet.


    Une forte cohésion

    S’il avoue avoir eu une certaine appréhension, Norbert Luta dit aussi être agréablement surpris par une ambiance solidaire et bon enfant qui s’est installée dès le premier jour. « C’est la première fois que je vois un stage avec une cohésion aussi forte. Quand l’un d’entre eux est à la traîne, les autres lui viennent en aide, l’encouragent. Toutes les valeurs ne sont pas perdues. »

    Composé de dix stagiaires de Maré, cinq de Lifou et cinq d’Ouvéa, le groupe est majoritairement féminin, ne comptant que cinq hommes. Une tendance dans ce secteur d’activité d’après Norbert Luta. Avec un stage en internat, cette organisation a très vite permis au groupe de vivre et de progresser ensemble. « On fonctionne beaucoup avec les jeux qui permettent de désamorcer les craintes de départ, la timidité, et à tous de rentrer dans le stage. Avec la musique aussi, un support adapté à la jeunesse d’aujourd’hui », explique le chef de stage.

    A en observer l’atelier brainstorming qui devait s’est dérouler samedi, où chacun devait donner un mot pour définir le rôle de l’animateur, on constate très vite que la méthode fonctionne. Les quatre formateurs de la Fédération des œuvres laïques (FOL), choisie pour ce stage financé par la province des Îles, questionnent, commentent, rebondissent. Les stagiaires répondent et participent avec aisance. On est au quatrième jour de stage mais certains étonnent déjà, comme Francis, qui parle de la responsabilité de l’animateur englobant l’ensemble des autres missions qui lui incombent. « Quand on est responsable, on sécurise, on organise, on anime... », dit-il avant que tous applaudissent, convaincus qu’il fera un bon encadrant dans un secteur qu’il découvre pourtant.

    Après cette première étape sanctionnée par une évaluation individuelle, chaque stagiaire pourra poursuivre avec un stage pratique de quatorze jours ouvrables minimum, en centre de loisirs déclaré, puis un approfondissement de six à huit jours par l’un des trois organismes de formation habilités sur le territoire. C’est à l’issue de cette troisième étape que les stagiaires gagneront le Graal, le diplôme de brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur.

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