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  • De notre correspondante,Sophie Mendes | Crée le 26.04.2018 à 04h25 | Mis à jour le 26.04.2018 à 04h25
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    Les propriétaires de débroussailleuse, de tronçonneuse ou encore de tondeuse, sont venus nombreux pour écouter et mettre en pratique les conseils des techniciens.
    Maré. La tribu de Hnawayac a accueilli, mardi, le premier atelier « entretien - diagnostic petit matériel » organisé par la Chambre d’agriculture en pays Nengone.

    Avant la fin de la journée, ils étaient une soixantaine de résidents à être venus profiter du savoir-faire et des conseils des techniciens de la plateforme machinisme agricole (PMA) de la Chambre d’agriculture. Les propriétaires de débroussailleuse, de tronçonneuse, de tondeuse et de tout autre petit équipement d’entretien des espaces verts ont pu disposer mardi à Hnawayac, d’un atelier pédagogique éphémère pour apprendre à nettoyer, à stocker et à réparer leur matériel.


    Une fréquentation en continu

    « Nous avons fait le constat de matériels pas ou peu entretenus, parfois mis au dépotoir alors qu’une petite réparation aurait suffi. Nous ne sommes pas à Nouméa, qui dispose de nombreux réparateurs. Nous voulions aider la population à mieux conserver ses investissements », a précisé Jean-Jacques Wejin, de Lifou et vice-président de la Chambre d’agriculture. Alors pour garantir une vie plus longue aux petits équipements et une meilleure exploitation, la Chambre d’agriculture s’est rapprochée du Centre d’appui et de développement rural loyaltien (CADRL) d’Atha pour détecter les besoins et proposer une première approche en tribu, en accès libre et gratuit. « Léon Waute est seul à la PMA d’Atha et ne peut pas répondre à tous les besoins. En venant en tribu, on touche plus de propriétaires. On diagnostique chaque matériel qui nous est porté, on liste les pièces à acheter pour réparer et on explique comment il faudra les remonter », a continué Bernard Angonin, responsable de la PMA.

    Une initiative qui a visiblement fait mouche à en juger par la fréquentation en continu, qui devrait en appeler d’autres. « Nous avons commencé ainsi à Lifou en 2017, et aujourd’hui, ce sont les chefferies qui organisent ces journées et nous sollicitent. Elles peuvent en faire de même à Maré en contactant le CADRL (tél. 45 12 67) », a ajouté le technicien, heureux du succès de l’opération. Outre l’aspect technique, l’atelier s’est révélé être un espace d’échanges et de partages, dans une ambiance studieuse et rieuse.

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