Îles
  • | Crée le 06.05.2019 à 04h25 | Mis à jour le 06.05.2019 à 09h38
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    Pour trois ans à Nouméa, l’adjudant-chef Frantz organise des recrutements sur tout le territoire, ainsi qu’à Wallis-et-Futuna. Photo S.M.

    ÎLES. « Est-ce que tu veux bouger, voir du pays ? C’est ce que je vous propose ! » Face à la dizaine de jeunes présents dans les locaux de la province, l’adjudant-chef Frantz, pour la première fois en recrutement à Ouvéa, déborde d’enthousiasme.

    Dans la salle, autant de filles que de garçons. « Ce n’est pas toujours le cas, précise le recruteur. A Thio j’avais devant moi 95 % de filles. »

    Marguerite, 20 ans, écoute.

    Avant de parler de sa cousine, engagée depuis quelques années : « Ça a été un vrai changement, j’ai vu avec elle à quel point le cadre de l’armée peut aider à grandir. J’ai envie de suivre son chemin. »

    En 2018, l’armée de terre a fait partir 230 jeunes calédoniens en formation en Métropole. Les candidats doivent avoir entre 17 et 30 ans (jusqu’à 32 ans si titulaire, au minimum, d’un bac +3), avoir réalisé la Journée défense et citoyenneté et avoir un indice de masse corporel entre 18 et 29. Viennent ensuite les inscriptions, les tests psychotechniques, un entretien et un passage devant le médecin. Puis, pour les sélectionnés, le départ pour la Métropole avec six mois de formation à l’essai et la signature d’un premier contrat de cinq ans.

    « Tout cela est rémunéré et il y a une reconversion à la sortie, pour devenir contractuel ou fonctionnaire », explique l’adjudant-chef Frantz. De quoi séduire Noël, bientôt 17 ans. « Je veux être cuisinier, apprendre ce métier tout en étant rémunéré, ça permet de gagner du temps ».

    A Ouvéa, les tests psychotechniques se dérouleront, du 17 au 19 juin. Les inscriptions sont encore possibles auprès de l’Epefip (Etablissement provincial de l’emploi, de la formation et de l’insertion professionnelle), à Wadrilla.

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