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  • De notre correspondante Sara Maquet | Crée le 20.04.2019 à 04h25 | Mis à jour le 23.04.2019 à 10h30
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    Les employés de l'hôtel Beaupré en plein ménage avant de partir en congés payés forcés. Photo S. M.
    Ouvéa. Fermé depuis lundi par le GDPL Oine Sana, l’hôtel Beaupré a dû mettre ses employés en congés payés.

    Le conflit foncier autour de l’hôtel Beaupré se poursuit. Des représentants du GDPL Oine Sana ont fermé, lundi soir, les portes de l’établissement. En cause : un désaccord entre la Sodil (actuelle propriétaire de l’hôtel, à l’origine d’un agrandissement - de trois à douze bungalows - en 2014) et Suzanne Oine, propriétaire des terres coutumières.

    L’hôtel était, avant 2012, géré par la famille Oine via une Sarl (endettée, cette société familiale est en liquidation judiciaire). Aujourd’hui, le GDPL Oine Sana accuse la Sodil de ne jamais avoir payé la compensation financière prévue dans leur partenariat. Au Beaupré, faute de chambres à préparer, les quinze employés s’occupent. L’un passe le nettoyeur à haute-pression sur la terrasse, l’autre récure les casseroles.

    Chômage technique

    Après quatre jours sans clients, tous ont été, hier soir, mis en congés payés pour une semaine. « Après ce sera le chômage technique », explique Ingrid Huaux, directrice d’exploitation, avant de faire ses comptes. Avec quinze jours de fermeture ( pour l’instant, programmée jusqu’au 30 avril), les familles ont dû être relogées ou ont vu leur réservation annulée. Perte estimée pour l’hôtel : entre 4,5 et 5 millions de francs. Des discussions ont commencé, jeudi, entre les différents acteurs du conflit. Aucune date de rencontre n’est, pour l’instant, décidée. « Nous voulons réunir tout le monde autour de la table : Sodil, province, mairie, instances coutumières. Nous voulons que cette affaire soit réglée une bonne fois pour toutes et ça, ça risque de prendre du temps », a conclu, hier, Henri Gnipate, porte-parole du GDPL Oine Sana.

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