fbpx
    Nouvelle Calédonie
  • Baptiste Gouret | Crée le 12.05.2026 à 16h49 | Mis à jour le 12.05.2026 à 17h46
    Imprimer
    Les responsables du Palika étaient réunis lors d’un congrès extraordinaire, organisé à Voh les 8 et 9 mai. Ils y ont acté la défense d’un projet de souveraineté partagée dans le cadre des futures discussions sur l’avenir institutionnel. Photo Archives LNC / Baptiste Gouret
    Réunis en congrès extraordinaire les 8 et 9 mai à Voh, les responsables du Parti de libération kanak ont réaffirmé leur projet de souveraineté partagée avec la France, qu’ils continueront de défendre après les provinciales. Ils ont également acté l’échec de l’accord de Bougival et annoncé être prêts à "renouer les échanges avec l’ensemble des forces indépendantistes".

    Examen de la situation politique et institutionnelle du pays, bilan de l’accord de Bougival, point sur les provinciales, corps électoral, fonctionnement du parti… L’ordre du jour était chargé, à l’occasion du congrès extraordinaire du Palika, organisé les 8 et 9 mai à la tribu de Wélic, à Voh. L’évènement a réuni 27 des 30 structures du parti, soit plus de 200 personnes.

    Après deux jours d’échanges, "le Palika sort de ce congrès extraordinaire uni et déterminé", annonce son bureau politique, dans un communiqué daté de lundi 11 mai. Avec un objectif clair : porter aux élections provinciales son projet de "pleine souveraineté en partenariat, respectueuse de tous, mais ferme sur son objectif de destin commun décolonisé".

    Le rendez-vous a en effet été l’occasion pour les responsables du Parti de libération kanak de rappeler que cette volonté demeure "la base politique des discussions à venir". Le communiqué, signé du porte-parole Judickaël Selefen, évoque de futures négociations, qui devront intervenir après le scrutin provincial et inclure les "nouvelles représentations politiques".

    Éviter le statu quo

    Quid du corps électoral ? Alors que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a exprimé le souhait de l’État d’ouvrir le vote aux natifs ainsi qu’aux conjoints d’électeurs, le Palika souligne son attachement à une évolution du corps électoral "dans le cadre d’un accord politique global". Pour autant, le parti estime que les propositions d’évolution "relèvent désormais des procédures législatives engagées par l’État" et indique, sans vraiment s’engager, qu’il se pliera aux décisions prises par les institutions compétentes.

    Le congrès a également permis aux responsables indépendantistes d’acter l’échec de l’accord de Bougival, et son complément Élysée-Oudinot. Un texte qu’ils ont longtemps soutenu, mais que le rejet des parlementaires français a fait arriver "à son terme". Pas question pour autant d’en rester là. Le congrès du Palika veut éviter "le statu quo" et "préserver la trajectoire de décolonisation" issue des précédents accords.

    Renouer avec le FLNKS ?

    Autre sujet abordé durant le congrès : les relations avec les autres forces indépendantistes. Le Palika serait-il prêt à réintégrer le FLNKS, un an et demi après l’avoir quitté ? Si rien de tel n’est affirmé, le parti envisage clairement "la reprise éventuelle des discussions" avec l’ensemble des formations indépendantistes, dans le but de "renouer et renforcer les échanges" entre tous ceux partageant "les objectifs de souveraineté et de décolonisation du pays". La charge de cette mission reviendra à une nouvelle équipe désignée lors d’une assemblée générale organisée après les élections provinciales, afin de tirer les conséquences des résultats électoraux.

    D’ici là, le Palika "appelle l’ensemble des structures du parti à engager sans délai le travail de mobilisation et de préparation politique nécessaire aux échéances à venir".

    MERCI DE VOUS IDENTIFIER
    X

    Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.

    J'AI DÉJA UN COMPTE
    Saisissez votre nom d'utilisateur pour LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes
    Saisissez le mot de passe correspondant à votre nom d'utilisateur.
    JE N'AI PAS DE COMPTE

    Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
    Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement.
  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS