- A.T. | Crée le 28.04.2026 à 07h59 | Mis à jour le 28.04.2026 à 07h59Imprimer" C’était un moment fort pour les Outre-mer. Une vraie responsabilité pour la Nouvelle-Calédonie de participer à cette discussion. Une première", s’est félicité Jérémie Katidjo-Monnier, à l’issue de ce sommet. Photo ©Ministère de la Transition écologiqueJérémie Katidjo-Monnier, membre du gouvernement en charge du développement durable a participé jeudi 23 avril à l’ouverture du G7 Environnement à Paris, invité par la ministre de la Transition écologique Monique Barbut. L’occasion de défendre la politique environnementale du Caillou notamment en mer, seul territoire ultramarin représenté à ce rendez-vous.
Alors que le parc de la mer de Corail fête ses douze ans d’existence cette année, la Nouvelle-Calédonie, à travers la voix du membre du gouvernement Jérémie Katidjo Monnier, a porté sa politique environnementale face aux membres des gouvernements américain, britannique, canadien, italien et japonais, mais aussi face aux pays invités : Kenya, Brésil, Mongolie, Corée du Sud et Arménie, lors du G7 environnement qui se tenait à Paris, les jeudi 23 et vendredi 24 avril derniers. Un sommet en amont du G7 qui doit ensuite se tenir, du 15 au 17 juin, à Evian-les-Bains.
"Ce G7 Environnement était tourné principalement sur les aires marines protégées, sur le Traité pour la protection de la haute mer et aussi sur la lutte contre la pêche illégale ", explique Jérémie Katidji-Monnier. Des sujets sur lesquels la Nouvelle-Calédonie et le gouvernement parisien, travaillent ensemble depuis plus de 12 ans maintenant avec des résultats qui sont plus qu’encourageants." Le parc naturel de la mer de Corail a aussi des liens " avec les prochaines réserves qui pourraient se faire dans les eaux internationales, puisqu’on a des frontières marines communes qui permettraient de créer des réserves écologiques essentielles pour les oiseaux dans le Pacifique", poursuit le membre de l’exécutif calédonien.
Vers la création de réserves dans les eaux internationales ?
Au-delà des discours, la Nouvelle-Calédonie – et la France en tant que présidente cette année du G7 – attend des engagements, maintenant que l’Accord des Nations unies sur la haute mer (BBNJ) peut entrer en vigueur grâce au nombre de ratifications minimales atteint. Et parmi les premiers objectifs : la création de réserves en haute mer, en dehors des juridictions nationales. Des réserves internationales donc, " qui soient à la fois au bénéfice des Polynésiens qui subissent de la pêche intensive, non régulées dans les eaux internationales en limite de leur zone économique exclusive, mais aussi pour nous, dans la région de la Nouvelle-Calédonie, en prolongement de nos réserves ".
" Les pays du Pacifique et les Outre-mer prennent leurs responsabilités en matière de gestion durable. Mais dans les eaux internationales qui ne sont pas régulées, on rencontre des comportements qui ne sont pas responsables. On voudrait donc que nos efforts sur nos zones économiques exclusives soient prolongés ", poursuit Jérémie Katidjo Monnier, qui a tenu à rappeler, lors de ce sommet, les enjeux économiques et sociaux autour de la haute mer.
Le rôle des coutumiers et des pêcheurs
"Il y a 12 ans, on a créé le parc à la fois avec les associations environnementales, mais aussi avec les coutumiers de Nouvelle-Calédonie. Les représentants des Pays Kanak sont tous présents au comité de gestion du parc, qui permet d’avoir une parole des populations locales dans la gestion du parc. C’est essentiel". Un discours dans lequel se retrouve le Canada, qui fait aussi intervenir les représentants des peuples premiers dans sa politique environnementale.
Côté économique, Jérémie Katidjo Monnier l’assure : la protection de l’océan est bénéfique aux pêcheurs locaux, qui défendent entre autres, le moratoire calédonien sur l’exploitation des fonds marins pour les 50 prochaines années. " Ce moratoire a été porté par les associations environnementales, par les coutumiers, parce que les grands fonds sont les lieux où les esprits des anciens se reposent dans la cosmogonie Kanak, mais aussi par les pêcheurs, qui eux, savent par expérience que les grands fonds sont liés à la surface. Ce qu’on abîme dans les grands fonds peut avoir des impacts notamment sur le thon, qui est quand même notre troisième source d’export après le nickel et la crevette", insiste le membre de l’exécutif calédonien.
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Pour rappel, en octobre 2023, le gouvernement calédonien a triplé les zones de "protection forte" du parc naturel de la mer de Corail (PNMC), soit 136 830 km² ou encore 10 % de sa superficie totale. Si la décision avait fait grincer des dents à l’époque du côté des pêcheurs, l’objectif affiché était clair : sanctuariser les zones où les enjeux écologiques sont les plus forts, notamment dans la région des monts sous-marins.
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