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    Nouvelle Calédonie
  • Julien Mazzoni | Crée le 10.06.2026 à 18h37 | Mis à jour le 10.06.2026 à 18h37
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    Les réserves géographiques métallurgiques de Tiébaghi, de Koniambo et du Sud latéritique sont destinées à garantir l’approvisionnement à long terme des usines de nickel du pays. Le gouvernement souhaite désormais autoriser, sous conditions, l’exportation de certains minerais qui en sont extraits. Photo Archives A.-C.P.
    Le gouvernement a adopté, ce mercredi 10 juin, un projet de loi du pays permettant, sous certaines conditions, l’exportation de minerais issus des réserves géographiques métallurgiques. Une mesure présentée comme un soutien aux usines, confrontées aux difficultés persistantes du marché du nickel.

    Le gouvernement veut assouplir les règles qui encadrent l’exploitation des réserves géographiques métallurgiques, ces gisements stratégiques destinés à garantir l’approvisionnement des usines de nickel du pays. Réuni ce mercredi 10 juin, l’exécutif a adopté un projet de loi du pays modifiant le code minier, ainsi que sa délibération d’application, afin d’autoriser, à titre dérogatoire, l’exportation de certains minerais provenant de ces réserves.

    Selon le gouvernement, cette évolution doit permettre d’accompagner les métallurgistes dans leurs efforts de retour à la rentabilité. Il rappelle que l’industrie du pays fait face depuis plus de dix ans à une concurrence internationale accrue, notamment de la Chine et de l’Indonésie.

    Compensation financière et mesures pour retrouver la rentabilité

    Le dispositif envisagé concernerait les minerais extraits en même temps que ceux destinés aux usines locales, ainsi que ceux dont le traitement sur place entraînerait des coûts ou des contraintes techniques susceptibles de remettre en cause la faisabilité ou la rentabilité économique de l’opération.

    Les autorisations seraient réservées aux exploitants métallurgiques, accordées pour une durée maximale de dix ans et soumises au versement d’une compensation financière. Les industriels devront également présenter les mesures qu’ils comptent mettre en œuvre pour retrouver l’équilibre économique de leurs activités.

    Le gouvernement précise que les usines locales ou détenues par des intérêts locaux devront être consultées en priorité. À prix équivalent, les ventes locales devront être privilégiées plutôt que l’exportation.

    Des réserves destinées aux usines

    Le texte concerne les réserves géographiques métallurgiques de Tiébaghi, de Koniambo et du sud latéritique. Ces zones, créées pour préserver des ressources capables d’alimenter des projets métallurgiques locaux, font aujourd’hui l’objet d’une interdiction d’exportation.

    Selon le gouvernement, les ressources encore disponibles dans ces massifs permettraient de couvrir les besoins des usines pour des périodes allant de dix à vingt ans, voire davantage selon les sites.

    La question avait déjà alimenté les débats au Congrès ces derniers mois, autour de l’exportation de certains minerais ne pouvant être transformés localement. Le projet porté cette fois par le gouvernement prévoit toutefois un dispositif plus large et encadré. Le Congrès devra saisir le comité consultatif des mines puis le conseil des mines avant son examen par les élus.

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