fbpx
    Grand Nouméa
  • Aurélia Dumté | Crée le 30.07.2026 à 17h45 | Mis à jour le 30.07.2026 à 17h57
    Imprimer
    Valérie Vattier, directrice du Musée maritime de Nouvelle-Calédonie, dans les locaux au Quai de pêche de Nouville. Photo Aurélia Dumté
    Conservation des collections, animations, conférences ou encore escape games : derrière les salles d’exposition, le Musée maritime, à Nouméa, multiplie les missions pour transmettre le patrimoine maritime calédonien. Une activité qui se poursuivra, malgré une fermeture temporaire à partir du 24 août.

    Fermeture pour rénovation

    Le musée maritime a ouvert ses portes le 4 octobre 1999. Il a connu, en 27 ans, une seule phase de rénovation, particulièrement importante, de 2010 à 2013. Puis, seules les périodes de crise, comme la Covid et les violences de mai 2024, l’ont contraint à fermer ses portes. Mais à partir du lundi 24 août, l’établissement muséal ne recevra plus le public pendant quelques semaines, la réouverture étant espérée mi-octobre. Il est question de rénover le plancher de la mezzanine, attaqué par les termites.


    La mezzanine, qui accueille actuellement l'exposition Phare Amédée, de fer et de lumière, est installée sur la mezzanine. Ce niveau va être entièrement rénové. Photo A..D

    "Il s’agit essentiellement de sécurité", prévient Valérie Vattier, la directrice. Actuellement, le premier étage accueille l’exposition temporaire "Phare Amédée, de fer et de lumière", lancée en décembre 2025. "Le parquet va être retiré puis traité, afin d’en récupérer le maximum. Le défi va être de protéger les collections situées en dessous, précise la directrice. Certaines vitrines devront être vidées de leurs objets sensibles. Il faudra protéger les salles de la poussière, de potentielles chutes d’objets, mais aussi déménager toute l’exposition sur le phare Amédée et les objets de scénographie stockés sur la mezzanine. Le chantier est pris en charge par le Port autonome, propriétaire du bâtiment."

    Durant ces semaines de fermeture, les sept salariés du Musée maritime "seront affairés au démontage, au nettoyage, à l’inventaire, autant de choses que l’on fait habituellement, mais avec du public", souligne Valérie Vattier.


    A l'accueil du Musée travaillent Malialosa, Maguy et Koka, les visages de l'institution muséale. Photo A.D.

    Des fonds toujours remis en question

    Le Musée maritime est une association, née elle-même de deux associations. Fortunes de mer calédoniennes existe depuis 1984. "Elle effectue des recherches sur les épaves autour de la Nouvelle-Calédonie, détaille Valérie Vattier. Six cents sont référencées et une soixantaine ont été prospectées."

    La seconde, Salomon, "a pour mission de travailler sur tout ce qui est en lien avec Lapérouse, entre autres avec les huit campagnes de fouilles", commencées dès les années 1980. De par son fonctionnement associatif, le musée vit donc des recettes des entrées, de dons de la part de mécènes, mais surtout de subventions publiques. Et cette année, il en compte 30 % de moins par rapport à l’année précédente. Or, en 2024, l’établissement muséal doutait de sa survie. Le Port autonome, la province Sud, la Ville de Nouméa et le gouvernement sont les principaux soutiens du musée, avec l’État "sur des actions ciblées et sur la conservation des objets, notamment la collection Lapérouse, qui est une collection d’État", souligne la directrice.


    Les objets de la collection Lapérouse, collectés lors des expéditions archéologiques menées par l'association Salomon.  Photo A.D.

    La fréquentation revient doucement au niveau de celle de 2023, avec "un rythme de 12 000 visiteurs estimés pour cette année, mais avec la fermeture, ce chiffre risque de changer. En 2023, nous avons eu 15 000 visiteurs, puis 8 000 en 2024 et 10 000 en 2025." Les scolaires représentent le groupe le plus important, mais avec très peu de différence par rapport aux touristes et aux visiteurs locaux.

    Des acquisitions rares

    En 1999, le Musée maritime ouvrait ses portes avec un fonds alimenté par les deux associations, Fortunes de mer et Salomon. Mais, à l’instar d’autres espaces muséaux, il n’a pas vocation à accroître sa collection via des achats. "Nous n’avons pas de ligne budgétaire pour les acquisitions", précise ainsi Valérie Vattier. Si de rares dons peuvent avoir lieu, comme la maquette du navire Iphigénie, premier convoi de bagnards, réalisée par Jacques Laville, ils restent particulièrement rares. Ce sont majoritairement les deux associations qui alimentent les réserves du musée, qui en devient alors le garant, mais sans en devenir le propriétaire. Sur les 9 000 objets référencés, 2 000 sont montrés au public. Ainsi, certains n’ont encore jamais eu la chance de l’être. Même si Valérie Vattier prévient : "Les plus belles pièces sont déjà exposées."

    Des liens avec l’extérieur

    De par son fonds lié aux expéditions menées sur les épaves de l’Astrolabe et de la Boussole, les navires de l’expédition de Lapérouse, le Musée maritime est en lien avec la ville d’Albi, lieu de naissance de Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse. Cette dernière va ouvrir "un espace culturel dédié au navigateur, L’Escale Lapérouse, un monde de savoirs. Nous sommes très investis dans ce projet et nous allons leur prêter des objets."


    Le Musée travaille avec d'autres établissement, notamment en France et en Australie. Photo A.D.

    Autre lien, plus proche, avec le Musée national de la marine de Sydney, qui a invité Valérie Vattier à une conférence sur la capacité des espaces muséaux à rebondir après des crises. "Notamment, nous, en période post-Covid puis post-émeutes, nous avons su remonter la pente grâce aux escape games, aux jeux, aux animations…".

    Une équipe de sept salariés

    Trois salariés se trouvent à l’accueil du musée : Malialosa, Maguy et Koka. Koka est en charge des animations, chasses au trésor, énigmes, escape games… qui font la joie des visiteurs et visiteuses.

    Dans les bureaux et les réserves, situés un peu plus loin, sur les quais de pêche de Nouville, quatre autres personnes œuvrent pour le bon fonctionnement de l’établissement culturel : Mado, assistante administrative, Nathalie, chargée de la communication et de la documentation, Antonin, chargé de la restauration et de la conservation, et Valérie, directrice.

    Les animations pendant les vacances d’août

    Koka, l’animatrice, a concocté une nouvelle animation à l’occasion des vacances d’août. Tous les matins, du mardi au vendredi, les enfants à partir de 3 ans peuvent participer à L’Odyssée du poisson du ciel en retrouvant les écailles du Mïkwaa, en lien avec l’exposition temporaire présentée, "Des récifs et des hommes, pêcher pour exister".

    Les mercredis 12 et 19 août, la conteuse Josianne Boudière présentera "Coups de pêche à Tirelarimo", à 13h30, pour les enfants à partir de 4 ans.

    Le jeudi 13 août, le médecin Claude Maillaud donnera une conférence sur les rascasses, les stonefish et les raies pastenagues, intitulée "Poissons, sauce piquante".

    Et toujours, la chasse au trésor dans le musée, des animations spécifiques liées à l’exposition temporaire sur le phare Amédée, ainsi que les nombreuses animations qui accompagnent la muséographie de l’établissement.

    Note

    Musée maritime, 11, avenue James-Cook, à Nouville. Renseignements au 26 34 43, ou sur le site Internet museemaritime.nc.

    MERCI DE VOUS IDENTIFIER
    X

    Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.

    J'AI DÉJA UN COMPTE
    Saisissez votre nom d'utilisateur pour LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes
    Saisissez le mot de passe correspondant à votre nom d'utilisateur.
    JE N'AI PAS DE COMPTE

    Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
    Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement.
  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS