- Aurélia Dumté | Crée le 11.09.2026 à 10h33 | Mis à jour le 11.09.2026 à 10h33ImprimerLa province Sud a procédé au relâcher de deux cagous, le jeudi 10 septembre, à l’occasion de la 11e conférence des îles du Pacifique sur la conservation de la Nature, au parc provincial de la Rivière Bleue. Photo Antoine GuyonneauDeux jeunes cagous nés et élevés au parc zoologique et forestier ont été relâchés au parc provincial de la Rivière Bleue, le jeudi 10 septembre. Un événement toujours symbolique pour cette espèce endémique, dont la population est passée de 60 à plus d’un millier d’individus dans ce parc grâce au programme de conservation engagé en 1984.
Si près d’un millier d’individus vivent au parc provincial de la rivière Bleue, le relâcher de cagous dans leur habitat naturel reste un événement à souligner. "C’est toujours un plaisir de voir des cagous retourner dans un milieu naturel, ça montre l’efficacité du programme et la collaboration entre les parcs", précise Jean-Marc Mériot, responsable du parc provincial de la rivière Bleue. Dans le cadre de la 11e Conférence nature, du Programme régional océanien de l’environnement (Proe), la province Sud a organisé plusieurs actions, dont le relâcher de la tortue verte Georges à l’îlot Maître, ainsi que la réintroduction de deux cagous, le jeudi 10 septembre, au parc provincial de la Rivière Bleue, ainsi que d’un notou.
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Un couple prolifique
Grâce au programme de conservation des cagous mené depuis 1984, la population de cette espèce endémique est passée de 60 individus à plus d’un millier dans le parc. "Au moment du plan de conservation entre les années 1980 et 2000, 43 cagous ont été lâchés", rappelle Antoine Guyonneau, chef de service de gestion des aires protégées. Le nombre de cagous intégrés dans leur habitat naturel s’est espacé, avec une quinzaine ces dernières années, dont deux en 2026. "Un couple de cagous est particulièrement prolifique au parc zoologique et forestier, et donne ainsi naissance à 4 à 5 petits chaque année", précise Antoine Guyonneau.
Ces oiseaux huppés étant très territoriaux, il devient important de leur offrir un territoire plus grand, et de les séparer pour éviter la consanguinité. Après une phase d’acclimatation, les deux jeunes cagous, d’environ deux ans, ont donc découvert leur nouveau territoire, dans la vallée de la Rivière Blanche. "Sur la vallée de la rivière Bleue, l’habitat est arrivé à saturation, nous choisissons donc des zones comme la vallée de la rivière Blanche, où il y a peu ou pas de cagous", souligne le responsable du parc.
Lézards, scorpions, vers
Les jeunes cagous ont donc été relâchés le jeudi 10 septembre, devant un public conquis. "Nous leur avons fait une haie d’honneur," sourit Jean-Marc Mériot. Les cagous réintroduits "survivent très bien, les zones de la rivière Blanche sont contrôlées contre les prédateurs et nous sommes vigilants." Le prédateur le plus dangereux est le chien, le cochon est "plus un compétiteur ou un opportuniste. S’il tombe sur un nid, il peut manger un œuf." Quant aux chats harets, "ils peuvent s’attaquer aux jeunes cagous", mais pas aux adultes.
Le volatile emblématique peut posséder un territoire de 2 à 3 hectares dans les zones avec une nourriture abondante, et se déplacer sur 20 à 30 hectares sur des terrains moins providentiels en "proies vivantes, lézards, scorpions, vers…". Certains cagous circulent donc beaucoup, et sortent parfois du parc. "Ils peuvent faire beaucoup de kilomètres pour trouver un territoire", constate Jean-Marc Mériot.

Tous les téléphones sont braqués vers le notou miraculé, soigné durant plusieurs mois et relâché le jeudi 10 septembre dans le parc du Grand Sud. Photo Province SudLe notou "miraculé"
Un autre volatil a retrouvé son habitat naturel le même jour. Un notou. "Un miraculé !", sourit Antoine Guyonneau. "Il a été blessé par balle au corps et dans l'aile", puis a été soigné durant de nombreux mois par les équipes du parc zoologique et forestier.
La chasse au notou est strictement encadrée, "elle est ouverte exclusivement les samedis et dimanches du 1er au 30 avril inclus. Le maximum de prises autorisé est de cinq notous par chasseur et par journée de chasse," rappelle la province Sud.
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