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    Pacifique
  • AFP | Crée le 04.06.2026 à 15h42 | Mis à jour le 04.06.2026 à 15h42
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    Les îles Fidji se sont opposées à une initiative d’investisseurs australiens prévoyant la construction d’un incinérateur à déchets et d’un port privé. Photo AFP / Handout / Fiji’s ministry of environment and climate change
    Les Fidji ont rejeté, jeudi 4 juin, le projet de deux entrepreneurs australiens visant à incinérer des déchets pour produire de l’énergie, après une levée de boucliers de la part des propriétaires fonciers et des professionnels du tourisme.

    Le ministère de l’Environnement s’est opposé à une initiative de The Next Generation Holdings (TNG), prévoyant la construction d’une usine de valorisation des déchets et d’un port privé, en raison de problèmes liés à l’ampleur du projet, aux déchets importés, aux dangers concernant les cendres et aux risques pour la santé.

    Selon le ministère, les dossiers soumis par l’entreprise laissaient également en suspens les questions d’impact sur le tourisme et l’environnement, ainsi que la viabilité économique du projet.

    "Il ne s’agit pas d’une décision contre l’investissement ou contre de nouvelles solutions de gestion des déchets", a assuré Sivendra Michael, ministre de l’Environnement des Fidji, dans un communiqué. "Le ministère n’était pas convaincu que les impacts et les risques potentiels du projet puissent être correctement évalués ou gérés", a-t-il justifié.

    Incinérer 900 000 tonnes de déchets non recyclables

    Le projet consistait à acheminer par bateau des déchets non recyclables de toute la région vers les Fidji, et à y construire un incinérateur capable de traiter 900 000 tonnes de déchets par an.

    L’ambassadeur des Fidji auprès des Nations Unies, Filipo Tarakinikini, a écrit en avril sur les réseaux sociaux que la côte de Vuda, au nord de Nadi, "ne doit pas devenir le cendrier du Pacifique".

    Rob Cromb, qui dirige en Australie et Nouvelle-Zélande la marque de prêt-à-porter Kookaï, et le milliardaire Ian Malouf, actif dans la location de yachts et le traitement des déchets, avaient assuré au gouvernement que le projet pourrait couvrir 40 % des besoins en électricité du pays, réduisant ainsi sa dépendance au diesel.

    Cependant, une étude d’impact environnemental a révélé que le projet augmenterait les émissions des Fidji de 25 %. Plusieurs habitants ont déclaré que ces émissions nuiraient à la réputation de l’archipel en matière d’écotourisme, et constitueraient un risque pour la sécurité des hôtels et des écoles situés à proximité.

    Ian Malouf a passé sept ans à tenter de faire approuver un incinérateur de déchets similaire à Sydney, avant que celui-ci ne soit rejeté en 2018 en raison de risques pour la santé. TNG n’a fait aucun commentaire à ce stade sur cette décision.

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