fbpx
    Pacifique
  • AFP | Crée le 17.07.2026 à 11h43 | Mis à jour le 17.07.2026 à 11h43
    Imprimer
    À gauche, la procureure générale Michelle Rowland a annoncé une nouvelle infraction pénale pour les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse les 7,2 milliards de francs, si elles n’empêchent pas l'"esclavage moderne" dans leurs chaînes d’approvisionnements hors du pays. Photo d’illustration AFP / Saeed Khan
    L’Australie va rendre ses grandes entreprises pénalement responsables de garantir l’absence de travail forcé dans leurs chaînes d’approvisionnement, y compris en dehors du pays, a annoncé le jeudi 16 juillet la procureure générale australienne, après que les États-Unis ont menacé de droits de douane les nations jugées trop souples sur ce sujet.

    Selon la procureure générale Michelle Rowland, une nouvelle infraction pénale punira les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse les 7,2 milliards de francs, si elles n’empêchent pas l'"esclavage moderne", comprenant le travail forcé et la servitude pour dettes, dans leurs chaînes d’approvisionnements hors du pays. "Les Australiens attendent, à raison, que les produits qu’ils achètent ne soient pas fabriqués au prix de l’esclavage moderne", a-t-elle déclaré.

    Les États-Unis veulent imposer des droits de douane additionnels à 60 pays, en jugeant qu’ils combattent insuffisamment l’importation de biens issus du travail forcé. Parmi eux, 45 nations, dont l’Australie, sont menacées de se voir imposer 12,5 % de droits de douane pour avoir échoué, selon Washington, à instaurer une interdiction de l’importation de biens issus du travail forcé.

    280 signalements

    Environ 4 000 entreprises australiennes rendent compte chaque année des mesures prises pour empêcher le travail forcé dans leurs chaînes d’approvisionnement. L’an dernier, la police fédérale australienne a ouvert des enquêtes concernant 280 signalements de travail forcé et de trafic d’êtres humains, rapporte l’ambassade.

    "Il n’existe aucune preuve crédible permettant de conclure que l’absence en Australie d’une interdiction de type américain d’importer des marchandises produites par le travail forcé est déraisonnable, ou qu’elle constitue un fardeau ou une restriction pour le commerce américain", a ajouté l’ambassade.

    Selon la directrice de l’Institut australien des droits humains, Justine Nolan, les lois déjà existantes n’étaient pas adaptées et les modifications annoncées jeudi se révèlent importantes.

    Canberra va également mettre en place des sanctions civiles à l’encontre des entreprises ne respectant pas les lois existantes sur le travail forcé.

    MERCI DE VOUS IDENTIFIER
    X

    Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.

    J'AI DÉJA UN COMPTE
    Saisissez votre nom d'utilisateur pour LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes
    Saisissez le mot de passe correspondant à votre nom d'utilisateur.
    JE N'AI PAS DE COMPTE

    Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
    Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement.
  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS