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    Nouvelle Calédonie
  • Anne-Claire Pophillat | Crée le 22.09.2026 à 18h35 | Mis à jour le 22.09.2026 à 18h35
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    Aérien, maritime, terrestre… En élaborant un schéma de mobilité, Milakulo Tukumuli veut que "la Nouvelle-Calédonie organise sa compétence, qui a souvent été éclatée". Photo Archives LNC / Anthony Tejero
    Alors qu’il est toujours difficile de se rendre sur les îles Loyauté, Milakulo Tukumuli a annoncé, ce mardi 22 septembre, un déplacement à Ouvéa d’ici le 4 octobre, afin de "trouver une voie de sortie". Plus globalement, le président du gouvernement évoque l’élaboration d’un schéma de mobilité à l’échelle du territoire et la reprise en main, par la Nouvelle-Calédonie, de la compétence du transport actuellement partagée avec les provinces.

    La situation est délicate. À tel point qu’après avoir rencontré les représentants des trois comités coutumiers des îles Loyauté, Ouvéa, Lifou et Maré, opposés au déménagement d’Air Calédonie à La Tontouta, le 17 septembre, Milakulo Tukumuli n’avait pas commenté le contenu des discussions. "On marche sur des œufs", a glissé le président du gouvernement lors d’un point presse, ce mardi 22 septembre.

    Si les vols ont repris le 10 septembre sur Ouvéa et qu'ils "continuent de se poser à l’heure où on se parle", a précisé Milakulo Tukumuli, ce n’est pas encore réglé. "Le gouvernement s’engage à se rendre sur Iaai avant le 4 octobre, afin d’échanger avec les partenaires, les trois grandes chefferies, les petites chefferies, les collectivités, les populations, pour trouver une voie de sortie de la même manière qu’à Lifou." En attendant, a poursuivi le chef de l’exécutif, "je me suis engagé à faire atterrir un vol par semaine pour les besoins économiques, sociaux et sanitaires de l’île". Sur son site, Air Calédonie propose une rotation le jeudi 24, puis six la semaine prochaine.

    Après Ouvéa, Milakulo Tukumuli a indiqué qu’il se "concentrerait" sur l’île de Maré. "On a décidé d’attendre le retour du grand chef Sinewami pour regarder comment on arrive à avancer pour le déblocage."

    Un schéma de mobilité dans les mois à venir

    Surtout, ces échanges se font en parallèle d'un travail mené par le gouvernement sur l’élaboration d’un Schéma de mobilité et des transports, prévu pour être présenté au Congrès dans les prochains mois. Un enjeu de taille, pour Milakulo Tukumuli. "La difficulté, c’est qu’il soit finançable, et qu’il réponde aux problématiques de déplacement. Ce n’est pas juste se poser la question de savoir si c’est Magenta ou Tontouta, c’est beaucoup plus que ça." Le représentant ambitionne de traiter la mobilité sur l’ensemble du pays en prenant en compte les différents modes de transport, avion, bus, bateau, etc., qu’elle concerne les Îliens, les habitants du Grand Nord ou encore ceux de l’agglomération. Pour ce faire, "la Nouvelle-Calédonie compte organiser sa compétence, qui a souvent été éclatée".

    Milakulo Tukumuli a affirmé avoir déjà annoncé, dans les Îles, que le transport maritime allait être "récupéré" par la Nouvelle-Calédonie. "Ce n’est plus à la province des Loyauté d'opérer le Betico. Il y a un chantier naval qui a été commandé pour construire le Betico 3. Il y a un texte qui propose d’apporter sa garantie pour la construction de ce bateau, qui doit devenir un outil de la Nouvelle-Calédonie et non plus de la province." Un positionnement partagé avec Mickaël Forrest, a assuré le président du gouvernement. "Politiquement, il y a un alignement. On travaille de concert avec la province des Îles."

    Lors du point presse, Milakulo Tukumuli a également insisté sur la nécessité, selon lui, de "sauver Air Calédonie". "À celles et ceux qui continuent de croire qu’Aircal va continuer de vivre, je leur dis : 'faites attention'. Demain, si le tribunal prenait la décision de liquider la compagnie et que le Betico venait à ne plus fonctionner, la question sera de savoir comment on se rend dans les îles, ce sera un vrai problème." Le chef de l’exécutif a donc rappelé l’impératif, pour préserver l’opérateur aérien, de "rouvrir les aérodromes", sans quoi les "conséquences économiques, sociales et sanitaires seront désastreuses", a-t-il conclu. "Cela permet à la compagnie de voler, mais aussi aux îles de respirer. Dans le cas contraire, le président de la province sera obligé, devant le tribunal, de placer en redressement ou en liquidation tous les outils économiques : Drehu village, Nengone village, Paradis d’Ouvéa, etc."

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