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  • Xavier Heyraud | Crée le 30.08.2017 à 04h25 | Mis à jour le 30.08.2017 à 08h27
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    Papa Hadji est originaire des Comores. Photo : XH
    Hienghène. Papa Hadji, 58 ans, est le nouveau directeur du collège Paï-Kaleone. Un homme convivial, et enthousiaste d’arriver à Hienghène.

    Les premières impressions du nouveau directeur du collège Paï-Kaleone sont positives. « Je suis très enthousiaste, je pense que j’ai de la chance d’être dans ce collège », souligne Papa Hadji. « Je trouve l’équipe très impliquée, très dynamique. Il y a eu beaucoup de boulot réalisé par l’ancienne direction, il faut qu’on poursuive la dynamique qui a été lancée, qu’on la conforte, qu’on la stabilise avec une attention particulière à porter à l’amélioration des résultats. »

    Le nouveau directeur est un passionné de voyages. Papa Hadji compte bien découvrir les Loyauté et plus largement l’Océanie, notamment l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Son arrivée en Calédonie n’est pas le fruit du hasard. « J’avais un père navigateur qui m’a souvent écrit de Nouvelle-Calédonie. Depuis mon enfance, j’entends parler de Calédonie, de Polynésie et je tenais absolument à découvrir la culture kanak qui m’intéresse énormément, donc Hienghène, ça ne pouvait pas mieux tomber. »

     

    Reprise d’études

    Originaire de Grande Comore, qu’il quitte à l’âge de 2 ans pour s’installer à Marseille, Papa Hadji effectue toute sa scolarité dans la cité phocéenne. Avant d’entrer à l’Education nationale, il travaille dans le privé. Après un cursus universitaire en biologie, il est ingénieur technico-commercial pour le groupe américain Elkay, dans le secteur du matériel de recherche. « Dans ce secteur d’activité, durant les années 86-87, c’était la valse des entreprises, c’était achat, vente, rachat, explique-t-il. A la suite du premier rachat par un groupe britannique, je deviens directeur régional France Sud. »

    C’est au tour d’un groupe finlandais de prendre le contrôle de l’entreprise, « et on m’a proposé le poste de project manager sur la maison mère à proximité de Paris. Le poste sur lequel je suis resté le plus longtemps ». En 92, un nouveau PDG souhaite faire des changements qui ne lui conviennent pas. Il négocie son départ, puis reprend les études en DESS gestion des entreprises à l’Institut d’administration des entreprises d’Aix.

     

    Retour à la maison

    En 1994, il obtient le Capet* économie gestion option finance puis enseigne dans un lycée de son académie. En 1998, il est muté à La Réunion où il part s’installer avec sa femme et leur fils de 9 mois, pour un poste de professeur en BTS Assistant de gestion PME-PMI dans un lycée au Tampon. Il y reste huit ans. Il réussit le concours de personnel de direction en 2006 et est affecté comme principal adjoint dans un collège à Lille. En 2009, c’est le « retour à la maison », avec une mutation pour la même fonction dans un collège à Aubagne jusqu’en 2012. « Ensuite, à la demande du directeur académique, j’ai été nommé principal du collège Monticelli dans les très beaux quartiers de Marseille. »

    Après une année, il demande et obtient sa mutation à la tête du collège Gyptis, toujours à Marseille. « C’est le meilleur souvenir de ma carrière avec une équipe jeune, dynamique, extraordinaire. On avait expérimenté en classe de sixième l’évaluation sans notes, uniquement par les compétences. Maintenant, on en parle de plus en plus, mais à l’époque c’était l’un des rares collèges qui l’avait lancée. »

    Il demande ensuite une nouvelle mutation pour le collège Saint-Eutrope à Aix-en- Provence. Un établissement de 640 élèves présentant une difficulté particulière du fait de l’hétérogénéité des publics.

    Enfin, il s’envole pour la Calédonie.

    *Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement technique.

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