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    Nouvelle Calédonie
  • Julien Mazzoni | Crée le 12.01.2026 à 15h10 | Mis à jour le 12.01.2026 à 15h41
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    Les contracteurs et les entreprises sous-traitantes de la NMC sont mobilisés devant les centres miniers, ce lundi 12 janvier. Photo Tahmumu Jean Paul
    Les salariés et sous-traitants de la Nickel Mining Company sont mobilisés ce lundi 12 janvier, à Poya le long de la RT1 et sur plusieurs sites miniers. En cause : la situation financière de l’entreprise et l’absence, selon eux, de réponse de l’État, déjà interpellé début décembre lors d’un précédent mouvement à Nouméa.

    Les moteurs sont à l’arrêt du côté des mineurs, mais la mobilisation monte en régime. Ce lundi 12 janvier, les contracteurs et les entreprises sous-traitantes travaillant pour la Nickel Mining Company (NMC) se sont rassemblés devant plusieurs centres miniers de l’entreprise, notamment sur la côte Ouest, à Poya, où de nombreux camions ont pris position en bord de RT1. L’action n’a donné lieu à aucune perturbation majeure de la circulation.

    "C’est une mobilisation des contracteurs de la NMC, avec les sociétés en ligne directe, devant les centres miniers", résume Victor Nemoadjou, président du syndicat des rouleurs Contrakmines. Selon lui, aucune rencontre n’a eu lieu avec les autorités à l’occasion de cette mobilisation. "Rien du tout", déplore-t-il, joint par téléphone.

    "Pas le même accompagnement que la SLN et PRNC"

    Au cœur des revendications, la situation financière de l’entreprise, déjà dénoncée début décembre lors d’une mobilisation à Nouméa devant le haut-commissariat. Les salariés et sous-traitants estiment que la NMC, coentreprise détenue à 51 % par la SMSP, ne bénéficie pas du même accompagnement que d’autres acteurs du secteur nickel. "L’État donne la main à la SLN, il donne la main à Prony Resources. C’est très bien, mais pourquoi il ne la donne pas à la NMC ?", interroge Victor Nemoadjou, rappelant qu’un courrier a déjà été adressé à l’État le 29 décembre.


    Après sa manifestation en décembre devant le haussariat, les salariés de la NMC sont aujourd’hui mobilisés à Poya et devant les centres miniers. Photo Archives LNC/Baptiste Gouret

    La NMC emploie 644 salariés, auxquels s’ajoutent plusieurs centaines d’emplois indirects via la sous-traitance. L’entreprise exploite quatre centres miniers et alimente l’usine coréenne de Gwangyang. Comme l’ensemble de la filière, elle évolue dans un contexte dégradé : chute des cours, concurrence internationale accrue et ralentissement durable de l’activité minière en Nouvelle-Calédonie.

    Selon les représentants des rouleurs, la perspective d’une cessation d’activité au 20 janvier reste d’actualité si aucune solution n’est trouvée rapidement. Une échéance qui alimente l’inquiétude dans un secteur déjà fragilisé, où plusieurs milliers d’emplois sont identifiés comme menacés à l’échelle du pays.

    La mobilisation pourrait évoluer

    Les syndicats disent désormais attendre ce qui va sortir de la réunion sur l’avenir institutionnel entre les groupes politiques du Congrès et l’Élysée, le 16 janvier à Paris, au cours de laquelle la situation du nickel, et de NMC ne manquera pas d’être examinée. "Soit ils ouvrent les yeux et les oreilles, soit chacun assumera ce qui va se passer", prévient Victor Nemoadjou. D’ici là, les rouleurs n’envisagent pas de descendre à Nouméa, mais préviennent que la mobilisation pourrait évoluer en fonction des réponses apportées par l’État.

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