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  • Xavier Heyraud | Crée le 04.10.2017 à 04h25 | Mis à jour le 04.10.2017 à 08h31
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    Les grévistes étaient installés devant la mairie hier toute la journée. Photo : XH
    Hienghène. Le mouvement de grève déclenché par une intersyndicale USTKE-CNTP-SOENC à la mairie est entré dans sa troisième semaine depuis lundi et s’est étendu à l’internat provincial et au collège.

    Le conflit entre dans sa troisième semaine à la mairie de Hienghène. Les grévistes entendent toujours dénoncer les dysfonctionnements de la collectivité, le manque de présence du maire et demandent le remplacement de la secrétaire générale qui, selon eux, « manque malheureusement d’expérience et de compétence » (notre édition du 21 septembre). « La semaine dernière, nous avons durci notre mouvement de grève en bloquant l’accès des services de la mairie, explique Jérémy Dyeo, délégué syndical CNTP. La justice a prononcé un référé d’expulsion et on a libéré les accès à la mairie et aux services techniques vendredi. »

     

    Changement de secrétaire générale

    Les grévistes posent principalement un problème de gestion des ressources humaines, en pointant du doigt la secrétaire générale et le maire. « On exige toujours que la secrétaire générale n’occupe plus ce poste, poursuit Jérémy Dyeo. Sans demander qu’elle quitte la mairie, on accepte qu’elle soit affectée sur une autre fonction. » De plus, « le maire n’est pas assez présent pour sa commune à cause de ses multiples fonctions », dénonce le délégué syndical.

     

    Internat provincial perturbé

    Le mouvement a par ailleurs fait tache d’huile. Des adhérents de l’USTKE de l’internat provincial et du collège l’ont rejoint cette semaine. Ce qui représente trois agents en grève sur les quatre du collège. Et « quatorze grévistes sur vingt-cinq agents à l’internat », indique Rosana Thydjepache, sa directrice. En conséquence, « j’ai dû renvoyer des élèves dimanche car je n’avais pas assez de surveillants pour l’accueil à l’internat et également en cuisine puisque ceux qui étaient de service ce soir-là ne sont pas venus. En revanche, j’ai pu m’organiser pour la demi-pension des collégiens, des internes et des écoliers. Aujourd’hui [hier, NDLR], nous avons accueilli soixante-dix gamins sur environ trois cents habituellement. »

    Une rencontre entre l’intersyndicale et le maire s’est déroulée en fin d’après-midi. « Le maire nous a dit que le sujet de la grève allait être inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal de jeudi prochain », conclut Jérémy Dyeo.

     

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