- Baptiste Gouret | Crée le 04.03.2026 à 11h46 | Mis à jour le 04.03.2026 à 11h46ImprimerLa baignade est interdite jusqu’à ce mercredi 4 mars, quelques jours après la fin d’une campagne de prélèvements de requins. Photo Archives LNC / Julie CateauL’association de défense de l’environnement met en cause la responsabilité pénale individuelle des deux élues concernant la campagne d’abattage de requins menée du 24 au 27 février à Nouméa. Elle annonce son intention de les poursuivre pour "destructions de spécimens d’espèces protégées".
L’association Ensemble pour la planète (EPLP) a annoncé vouloir poursuivre en justice la maire de Nouméa, Sonia Lagarde, et la présidente de la province Sud, Sonia Backès, au sujet de la campagne d’abattage de requins, menée par les deux collectivités du 24 au 27 février à la suite de la mort d’un wingfoiler deux jours plus tôt.
Dans un communiqué diffusé mardi 3 mars, sa présidente, Martine Cornaille, indique mettre en cause "la responsabilité pénale personnelle des deux élues", au motif de la "destruction de spécimens d’espèces protégées, infraction réprimée par l’article 240-8 du code de l’environnement provincial Sud qui punit de telles atteintes à l’environnement 'commises en bande organisée' de 7 ans d’emprisonnement et de 89 497 500 francs d’amende". "Le dossier a d’ores et déjà été confié à Maître Cécile Moresco", informe l’association.
Non-lieu
L’annonce intervient alors que le tribunal administratif, saisi par EPLP au premier jour de la campagne de prélèvements, a statué à un non-lieu sur le dossier, les abattages ayant été interrompus avant l’audience du 2 mars. Initialement autorisés jusqu’au 4 mars, ils ont pris fin le 27 février à la suite de la publication d’un nouvel arrêté. "La chronologie a de quoi interroger", estime Martine Cornaille, qui accuse les deux collectivités d’avoir raccourci la campagne dans le seul but d’éviter une décision de justice défavorable. "Il fallait arrêter l’abattage avant la reprise de la baignade [fixée au 4 mars NDLR], donc un nouvel arrêté a été publié pour mettre fin à la campagne", a justifié Me Loste, avocate de la mairie de Nouméa, lors de la séance du 2 mars. Le tribunal administratif a toutefois condamné la province Sud a versé 150 000 francs à EPLP.
Un jugement sur le fond est encore attendu dans les prochains mois. Fin 2023, la justice avait donné raison à EPLP, interdisant les prélèvements de requins en raison de l’absence de données scientifiques prouvant leur efficacité et leurs répercussions sur la biodiversité marine.
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