Nouvelle Calédonie
  • E.C. | Crée le 31.05.2019 à 04h25 | Mis à jour le 03.06.2019 à 13h56
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    La moitié de la population mondiale de puffins Fouquet se reproduit en Nouvelle-Calédonie. Photo IRD/CPS/HEOS MARINE - BIOPELAGOS
    ENVIRONNEMENT. La Société calédonienne d’ornithologie annonce le lancement de l’opération SOS pétrels pour sauver un maximum de jeunes pétrels et de jeunes puffins échoués après leur premier envol.

    Triste saison pour les oiseaux marins. Les échouages de masse de pétrels dans le Grand Nouméa ont commencé, alerte la Société calédonienne d’ornithologie (SCO), dont le téléphone ne cesse de sonner ces derniers jours. C’est que les Calédoniens sont désormais rompus à l’exercice. « Les appels et les signalements sur les réseaux sociaux se multiplient pour nous confier des pétrels échoués » indique la Société. Puffins du Pacifique, pétrels de Gould et pétrels de Tahiti : chaque année, l’afflux d’oiseaux désorientés par la pollution lumineuse coïncide avec le premier envol des jeunes individus quittant massivement les colonies. Une fois échoués, ils sont incapables de redécoller. Se trouvant dès lors à la merci de nombreux prédateurs, leur mort est alors quasi certaine, marquant le début de l’opération SOS pétrels pour en sauver un maximum. L’occasion pour la SCO de rappeler les bons gestes.

    « Ne pas les nourrir, ni les abreuver »

    Comment faire si vous avez trouvé un pétrel échoué ? Ce dernier doit être recueilli dans un carton fermé mais troué, protégé et placé non seulement au calme, mais aussi à l’abri de la chaleur. Attention : « il ne doit pas être nourri, ni abreuvé », précisent les consignes de la SCO. Cependant, la société encourage à prendre des photos de l’animal et à les lui transmettre pour identification par mail à l’adresse asso.sco@gmail.com.

    Si l’oiseau est vif, que son plumage est intègre, qu’il n’est pas blessé (pas d’aile ou patte cassée ou pendante) et qu’il se défend quand on l’approche, c’est qu’il est suffisamment vigoureux pour repartir en mer, rappelle la SCO. « Il peut être relâché, uniquement en début de journée (afin d’éviter un nouvel échouage nocturne), depuis une plage ou un bord de mer. Il suffit de le lancer face au vent pour qu’il reparte », note la SCO. Si en revanche, l’oiseau paraît faible, blessé, peu vigoureux ou malade, il doit être déposé au Parc zoologique et forestier si vous êtes sur le Grand Nouméa.

    En dehors de cette zone, la SCO invite à la contacter au 83 89 40 pour plus de précisions sur la conduite à tenir.

     

    Les vétérinaires partenaires de l’opération

    A défaut de pouvoir le relâcher vous-même (quand son état physique le permet) ou de le transporter jusqu’au Parc zoologique et forestier, vous pouvez toujours le déposer auprès d'un des vétérinaires partenaires de l’opération SOS pétrels suivants :

    • Clinique vétérinaire du Corail, 312 rue Jacques-Iekawé, PK7 - Téléphone : 45.77.17.

    • Clinique vétérinaire Bayside, 1, rue de l’Etoile, Magenta plage - Téléphone : 28.25.28.

    • Clinique vétérinaire de la Vallée, 50b rue Auguste-Bénébig, Vallée des colons - Téléphone : 28.60.05.

    • Cabinet vétérinaire Les Palmiers, 310 lotissement Les Palmiers, RT1 - Moindou. Téléphone : 43.25.77.

    Pour intégrer ce réseau de proximité, les vétérinaires sont invités à contacter la SCO par mail asso.sco@gmail.com.

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