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    Nouvelle Calédonie
  • AFP | Crée le 22.01.2026 à 07h04 | Mis à jour le 22.01.2026 à 07h04
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    Réunis à Paris, les représentants des délégations calédoniennes et de l’État lors des négociations ayant abouti à l’accord Élysée-Oudinot, complémentaire à l’accord de Bougival. AFP -  Martin Lelievre
    Les signataires de l’accord Élysée-Oudinot ont appelé mercredi 21 janvier le Parlement à valider ce texte présenté comme "fondateur" pour l’avenir institutionnel et économique de la Nouvelle-Calédonie, tandis que le FLNKS rejette un accord conclu sans sa participation.

    Les signataires de l’accord dit Élysée-Oudinot, complémentaire à l’accord de Bougival, ont appelé mercredi 21 janvier le Parlement français à "soutenir ce texte fondateur" conclu lundi à Paris, qui selon eux "pave la voie vers un avenir meilleur" pour la Nouvelle-Calédonie.

    "Les partenaires calédoniens demandent à la représentation nationale, qui sera appelée à confirmer cet accord historique dans le cadre de la prochaine réforme constitutionnelle, de soutenir ce texte fondateur, qui pave la voie vers un avenir meilleur pour les Calédoniennes et les Calédoniens", écrivent dans un communiqué commun les représentants des cinq délégations (UNI, Calédonie ensemble, Éveil océanien, Loyalistes et Rassemblement-LR) présentes aux négociations.

    Ils soulignent que l’accord "réaffirme la reconnaissance de l’identité Kanak, afin d’ouvrir avec les autres communautés une nouvelle étape dans l’édification de l’identité calédonienne".

    Congrès de Versailles en mars-avril

    Il "éclaire également, dans le cadre de la poursuite du processus de décolonisation, les modalités renouvelées d’exercice […] du droit à l’autodétermination", poursuivent-ils.

    Cet accord confirme par ailleurs "l’engagement financier massif et rapide de l’État" pour sauver les systèmes de retraite et de santé calédoniens et relancer l’économie du territoire, frappé par une grave crise après les émeutes meurtrières de mai 2024, écrivent-ils, renvoyant désormais "la responsabilité aux parlementaires nationaux" pour l’adoption du texte.

    L’accord prévoit en effet l’adoption d’un projet de loi constitutionnelle dès février au Sénat, puis son vote à l’Assemblée et par le Parlement réuni en Congrès à Versailles en mars-avril.

    "Passage en force de l’État", pour le FLNKS

    Au terme de quatre jours de négociations à Paris, les cinq délégations ont signé lundi un accord à la fois institutionnel et économique qui veut débloquer le processus politique sur l’archipel, enlisé depuis le rejet de l’accord de Bougival par les indépendantistes du FLNKS.

    "Ce qui a été signé, c’est un cadre commun pour avancer. Un cadre qui n’efface pas les différences, mais qui permet de les dépasser dans l’intérêt général", avait déclaré la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, après sa signature, évoquant un texte qui "donne de la stabilité et une perspective".

    Le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), qui avait boycotté les discussions, a lui rejeté mercredi "sans équivoque" cet accord qui selon lui "entérine un passage en force de l’État". Le mouvement conteste la légitimité de négociations menées "sans représentants du peuple autochtone ni autorités coutumières".

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