Nouvelle Calédonie
  • | Crée le 12.07.2019 à 04h43 | Mis à jour le 12.07.2019 à 10h05
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    Outre le mandat de dépôt, les juges ont globalement suivi les réquisitions du procureur. Photo Archives LNC

    JUSTICE. Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, deux jeunes hommes abordent un groupe de trois personnes, ingénieurs pour Valé et installés sur le Caillou pour une courte mission, en train de marcher rue Bénébig, direction le centre-ville. Quelques mots sont échangés, une cigarette est demandée et une dispute éclate aussitôt : des coups sont échangés jusqu’à ce que les expatriés reçoivent une pluie de pierres. « Vous leur avez reproché de voler le travail des Calédoniens », affirme le président du tribunal correctionnel de Nouméa qui a renvoyé cette affaire de violences car l’un des deux prévenus a demandé un délai pour préparer sa défense.

    Le procès renvoyé

    Le procureur de la République Richard Dutot évoque carrément « la leucophobie, la haine du Blanc. Disons les choses, c’est une agression raciste et ça arrive plus souvent qu’on ne le pense ». Une explication qui surprend l’avocate de la défense, « le caractère racial est nié et n’a pas été retenu par le parquet ». Chacun aura l’occasion de s’en expliquer au prochain procès. L’un des deux prévenus a été envoyé en prison, son camarade placé sous contrôle judiciaire avec obligation d’habiter à Maré jusqu’à la date de renvoi. Les trois victimes, elles, auront déjà quitté le territoire. Au tribunal, ces ingénieurs n’ont « rien demandé », juste que « cela ne se reproduise plus car on l’a échappé belle ».

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