Nouvelle Calédonie
  • Y.M. | Crée le 15.09.2018 à 04h25 | Mis à jour le 15.09.2018 à 04h25
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    Ingrid Waneux, chef du service des archives de la Nouvelle-Calédonie. Photo Archives LNC

    Patrimoine. Tous avaient partagé un « moment d’histoire ». Le président de la République, Emmanuel Macron, a remis au gouvernement calédonien, début mai lors de sa visite officielle, les deux actes de prise de possession de la Nouvelle-Calédonie, signés au nom de la France les 24 et 29 septembre 1853, à Balade et à Kunié. Pour la toute première fois, dans le cadre du « Mois du patrimoine », ces documents originaux sont présentés aujourd’hui au public calédonien, de 9 heures à 17 heures, au Service des archives de la Nouvelle-Calédonie, où reposent les pièces depuis le 5 mai au soir.

    D’une grande valeur patrimoniale, ces actes sont, « comme tous les autres documents d’archives historiques, placés dans du matériel de conditionnement neutre : la boîte et le dossier sont composés de papier sans acidité. Mais la particularité est qu’ils sont conservés dans un coffre-fort », explique Ingrid Waneux, chef du service des archives. Des dispositions « que nous prenons pour des documents d’archives uniques ». Dans l’espace, appelé « magasin de conservation », sont respectées des normes internationales relatives à la température ou encore à l’humidité.

    A la suite de ce geste de l’État, une convention devait être signée afin de cadrer la remise sur le plan juridique. Le travail est toujours en cours, avec les services interministériels des archives de France ainsi que des archives nationales d’outre-mer. Cet accord en construction doit « déterminer les responsabilités des uns et des autres, mais aussi la durée du prêt, car il s’agit d’un prêt de l’Etat, et non d’un don », note Ingrid Waneux qui, d’ailleurs, « reste sur (sa) faim avec ces deux actes ». Car « ces deux actes ont été extraits d’un dossier, composé de vingt et un documents, qui est toujours conservé aux Archives nationales d’outre-mer ». En clair, la démarche d’Emmanuel Macron n’a pas été poussée jusqu’au bout. L’Elysée et le gouvernement calédonien ont toutefois placé toute leur confiance en ce Service des archives à Nouville, ce qui constitue « une fierté ».

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