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    Nouvelle Calédonie
  • Baptiste Gouret | Crée le 21.01.2026 à 15h38 | Mis à jour le 21.01.2026 à 15h38
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    Les partenaires sociaux veulent que KNS soit intégrée à la stratégie de relance de la filière nickel en Nouvelle-Calédonie. Photo Archives LNC/Baptiste Gouret
    Dans un courrier adressé au Congrès, syndicats et organisations patronales enjoignent les responsables politiques calédoniens à s’entendre rapidement sur une vision globale et partagée pour redresser la filière nickel et sauver les trois usines. Une réflexion à laquelle ils souhaitent être associés.

    L’engagement de l’État envers la filière nickel, pris dans le cadre de l’accord Elysée-Oudinot, n’a semble-t-il pas suffi à rassurer les partenaires sociaux calédoniens. Dans un courrier adressé mardi 20 janvier à Veylma Falaeo, présidente du Congrès, des syndicats (Usoenc, USTKE, La Fédé, la Cogetra, l’UT CFE-CGC) et des organisations patronales (Medef, CPME, Feinc, U2P) s’inquiètent de la "situation critique des trois usines métallurgiques, qu’elles soient encore en activité ou en sommeil" et de "l’absence de consensus calédonien face à cette crise".

    Un "engagement clair" avant fin mars

    Alors que 10 000 emplois sont concernés, la mise en péril de la filière ne saurait être justifiée, selon ces organisations, par "l’incapacité des élus calédoniens à s’entendre rapidement sur les fondamentaux d’une stratégie nickel". Ainsi, les signataires appellent les conseillers du Congrès à "trouver un accord unanime avec l’État pour une vision globale et partagée du redressement de la filière nickel".

    Un processus dans lequel les partenaires sociaux souhaitent être intégrés. Ils proposent, par conséquent, d’être auditionnés "avant février 2026" par la commission spéciale sur le nickel, dont ils souhaitent par ailleurs devenir membres associés. L’objectif : parvenir à "un engagement clair et explicite du Congrès" sur la stratégie nickel du pays "avant fin mars 2026", en s’appuyant "sur les aides de l’État, notamment en matière de coût de l’énergie." "Le temps nous est compté", insistent-ils.

    52 milliards pour les usines

    En début de semaine, le gouvernement français s’est engagé à apporter 440 millions d’euros supplémentaires, soit plus de 52 milliards de francs, au bénéfice de la SLN et de Prony Resources, dans le cadre du volet économique joint à l’accord Elysée-Oudinot.

    Les partenaires sociaux demandent que KNS soit associée. Ils estiment par ailleurs que "la France et l’Europe devraient s’engager sur des volumes d’achat de nickel calédonien et participer à garantir son développement". L’accord, signé mardi 20 janvier, prévoit justement que l’État français saisisse la Commission européenne sur le caractère stratégique de la filière d’extraction et de la filière industrielle.

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