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    Nouvelle Calédonie
  • Baptiste Gouret | Crée le 17.12.2025 à 14h00 | Mis à jour le 19.12.2025 à 16h34
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    Les membres de la délégation Loyalistes Gil Brial, Brieuc Frogier, Sonia Backès et Nicolas Metzdorf lors de leur arrivée au haut-commissariat, en mars. Photo Archives LNC / Baptiste Gouret
    Dans un courrier adressé à Emmanuel Macron, qui a convié les formations politiques calédoniennes à Paris le 16 janvier, les membres de la délégation Loyalistes indiquent ne pas être disposés à revenir sur les équilibres politiques de l’accord de Bougival, et encore moins à tenir des élections provinciales avec un corps électoral gelé.

    Reprendre les discussions, mais pas à n’importe quel prix. C’est le message adressé par la délégation des Loyalistes au président de la République. Dans un courrier envoyé à Emmanuel Macron et rendu public ce mercredi 17 décembre, Sonia Backès, Nicolas Metzdorf, Gil Brial et Brieuc Frogier posent leurs conditions à une éventuelle participation de leur groupe à la réunion sur l’avenir institutionnel, prévue le 16 janvier à l’Élysée.

    Organisée à l’initiative du président de la République, la rencontre vise à "poursuivre le dialogue" entre les formations politiques calédoniennes, alors que l’accord de Bougival signé le 12 juillet est plus fragilisé que jamais. L’invitation de l’Élysée fait également suite à l’abandon du projet de consultation anticipée, révélée lundi 15 décembre par Le Monde.

    La crainte d’un retour de "Deva"

    Un mois avant le rendez-vous parisien, les quatre responsables politiques ont tenu à être "parfaitement explicites" : "Si les équilibres que vous proposez […] devaient avoir pour objet de revenir sur les équilibres politiques de l’accord de Bougival, alors Les Loyalistes n’y apporteront pas leur soutien." Plusieurs délégations, notamment celle de l’Union pour l’indépendance (UNI), militent en effet pour ouvrir le compromis à des modifications, en particulier sur le droit à l’autodétermination et le transfert des compétences régaliennes.

    Une ligne rouge, pour les Loyalistes, qui estiment avoir déjà fait suffisamment de concessions. Ils craignent notamment un retour au projet porté par Manuel Valls lors du "conclave" de Deva, en mai 2025. Une proposition d’État-associé rejetée aussitôt par la coalition Rassemblement-Loyalistes, qui y voyait un premier pas vers l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie.

    "Renonciation démocratique"

    Autre avertissement de la délégation non-indépendantiste : les prochaines élections provinciales, organisées au plus tard le 28 juin 2026, devront se tenir avec un corps électoral dégelé. Une mesure prévue par l’accord de Bougival, mais les nombreux obstacles à sa mise en œuvre pourraient empêcher son entrée en vigueur avant la date du scrutin. Il aurait alors lieu dans le cadre du corps électoral restreint prévu par l’accord de Nouméa. "Au-delà d’une nouvelle renonciation démocratique coupable, l’absence d’ouverture du corps électoral constituerait alors un signal d’abandon de la voie consensuelle au profit de logiques de blocage et de violence. Les Loyalistes s’y opposeraient alors de toutes leurs forces."

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