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    Nouvelle Calédonie
  • Anne-Claire Pophillat | Crée le 06.02.2026 à 07h00 | Mis à jour le 06.02.2026 à 07h00
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    Christopher Gygès, aux côtés de Claude Gambey (à sa gauche), et de Naïa Wateou (à sa droite), a annoncé la tenue d'un Ségur de la santé au Médipôle, jeudi 5 février. Photo A.-C.P
    En visite au Médipôle jeudi 5 février, une délégation du gouvernement a annoncé, entre autres, la tenue d'un Ségur de la santé fin mars, début avril, afin de revaloriser le personnel soignant, améliorer les conditions de travail, renforcer l'offre de soins sur l'ensemble du territoire et assurer la soutenabilité financière des comptes sociaux. Explications.

    Alors que les manifestations du personnel soignant du Médipôle se multiplient ces derniers mois pour dénoncer les conditions de travail dégradées, un sous-effectif chronique, un épuisement généralisé et un manque de considération des institutions, comme c’était à nouveau le cas lundi dernier devant l’hôpital, une délégation du gouvernement composée de Claude Gambey, en charge de la santé, Christopher Gygès, en charge des comptes sociaux, et Naïa Wateou, en charge de la fonction publique, s’est rendue au Médipôle ce jeudi 5 février, afin de rencontrer des représentants du personnel et de visiter des services.

    À l’issue, le porte-parole de l’exécutif, Christopher Gygès, a annoncé deux choses. La première, l’inscription "prochainement" en séance au Congrès d’un projet de loi réclamée par les professionnels de santé depuis plusieurs mois, visant à créer une bonification d’ancienneté, ainsi qu’une prime de stabilité. Un texte adopté par le gouvernement il y a six mois déjà.

    Si aucun montant n’a été donné quant au coût de cette mesure si elle devait être adoptée par les élus, Christopher Gygès a indiqué que son financement serait assuré grâce à l’enveloppe supplémentaire accordée par l’État dans le cadre du budget 2026. "Le gouvernement dispose de davantage de moyens depuis les discussions parisiennes, le fait qu’on ne doit pas rembourser les prêts cette année et qu’on dispose de 60 millions d’euros (7 milliards de francs) de subventions complémentaires."

    Réformer le secteur

    L’autre annonce concerne l’organisation d’un Ségur de la santé calédonien qui devrait se tenir fin mars, début avril. "On va lancer une phase de concertation avec les acteurs en février et mars, en vue de construire l’ordre du jour et de récupérer l’ensemble des données nécessaires à cette manifestation." Une démarche à plus long terme, précise le porte-parole du gouvernement, qui vise notamment à : revaloriser et reconnaître les professionnels de santé, en particulier dans les métiers en tension ; améliorer les conditions de travail et renforcer l’attractivité des carrières sanitaires et médico-sociales ; renforcer l’offre de soins sur l’ensemble du territoire ; moderniser l’organisation et la gouvernance du système de santé, et concilier qualité des soins, soutenabilité financière et pérennité des comptes sociaux.

    Emmanuel Soria, infirmier en réanimation et représentant UT-CFE-CGC élu au conseil d’administration, présent lors de la rencontre - avec la Fédé -, a indiqué être satisfait de cette "prise en considération", de l’annonce du passage du projet de loi boulevard Vauban "en mars pour une application le mois suivant", ainsi que de l’organisation des assises à venir. Un premier pas qui cependant doit être confirmé. "On attend vraiment la concrétisation, puisque c’est quelque chose sur lequel on travaille depuis des mois. Tant que le texte n’est pas passé, nous restons prudents. Nous serons rassurés quand il sera voté."


    Emmanuel Solia, infirmier en réanimation au Médipôle, représentant UT-CFE-CGC élu au conseil d'administration. Photo A.-C.P

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