Pacifique
  • AFP | Crée le 16.04.2019 à 04h30 | Mis à jour le 16.04.2019 à 09h26
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    Le père d'Assange s'est dit inquiet pour la santé de son fils. Photo AFP

    Australie. Dimanche, le père du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a exhorté Canberra à rapatrier son fils en Australie, en se disant choqué de l’état visiblement affaibli dans lequel il semblait lors de son arrestation jeudi à Londres.

    John Shipton, le père biologique de Julian Assange, fut le secrétaire du WikiLeaks Party, une formation politique créée par son fils à l’occasion des sénatoriales de 2013 et qui a fait un score confidentiel. M. Shipton aurait rendu visite à son fils à chaque Noël dans l’ambassade d’Equateur en Grande-Bretagne, où il a vécu de 2012 jusqu’à son arrestation.

    « Comme un détenu »

    « Le DFAT (ministère australien des Affaires étrangères) et le Premier ministre doivent faire quelque chose », a déclaré M. Shipton au Sunday Herald Sun de Melbourne.

    « Cela peut se résoudre simplement pour la satisfaction de tous. Il y a eu des discussions entre un sénateur et un haut responsable du DFAT pour l’extradition de Julian vers l’Australie, a-t-il indiqué. J’ai vu comment les policiers ont dû le porter jusqu’en bas des marches. Il ne semblait pas bien. J’ai 74 ans et je parais en meilleure forme que lui qui en a 47. Pendant des années, il a vécu comme un détenu d’une prison de haute sécurité, il ne pouvait même pas aller aux toilettes. Il y avait des caméras suivant ses moindres mouvements. » Le Premier ministre australien a déclaré vendredi que M. Assange ne recevrait « aucun traitement spécial » de Canberra.

    M. Assange s’est réfugié en 2012 dans l’ambassade d’Equateur pour éviter d’être extradé vers la Suède, où il était accusé de viol, un dossier depuis classé.

    Il a été arrêté jeudi en vertu d’une demande d’extradition américaine - qui sera examinée au cours d’une audience le 2 mai - et d’un mandat délivré en juin 2012 par la justice britannique pour non-présentation au tribunal. L’Australien est inculpé aux Etats-Unis d’association de malfaiteurs en vue de commettre un « piratage informatique », passible d’une peine maximum de cinq ans de prison. Il est accusé d’avoir aidé l’ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents classés secret défense.

    Hygiène

    Dimanche, le président équatorien, Lenin Moreno, a affirmé que Julian Assange avait tenté de créer un « centre d’espionnage » dans l’ambassade d’Equateur à Londres, justifiant sa décision de lui retirer l’asile. M. Moreno a aussi dénoncé le « comportement inapproprié en matière d’hygiène » de cet invité indésirable qui aurait souillé les murs avec ses excréments. Des accusations « scandaleuses » selon Me Robinson, l’avocate d’Assange.

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