fbpx
    Politique
  • Julien Mazzoni | Crée le 03.07.2026 à 15h11 | Mis à jour le 03.07.2026 à 16h44
    Imprimer
    Réélue à la présidence de la province Sud, Sonia Backes est entourée de ses trois vice-présidents : Gil Brial (1er vice-président), Brieuc Frogier (2e vice-président) et Loïc Basset-Creugnier (3e vice-président), tous élus vendredi matin par la majorité provinciale. Photo Province Sud
    Réélue sans surprise à la présidence de la province Sud, vendredi 3 juillet, Sonia Backès a placé son nouveau mandat sous le signe de la relance économique et du travail avec l’ensemble des forces politiques. Dans l’hémicycle, majorité et opposition affichent leur volonté de répondre aux urgences. Reste désormais à transformer les paroles en actes.

    Avec une majorité absolue dans l’hémicycle de la Maison bleue, les élus de la liste Les Loyalistes le Rassemblement étaient assurés d’assister à une séance de formalité ce vendredi 3 juillet. Ils ont désormais la présidence, les trois vice-présidences et les responsabilités qui vont avec. Sonia Backès a été réélue à la tête de la province Sud, portée par les 28 voix (sur 40 sièges) de la majorité Loyalistes-Rassemblement. Face à elle, les oppositions ont choisi le vote blanc.
    Un geste sans surprise, mais pas forcément sans message. Avant de quitter le fauteuil de présidente dû à la doyenne de l’assemblée, Marie-Pierre Goyetche, élue du groupe Kanaky, a félicité Sonia Backès, tout en rappelant que cette majorité absolue ne dispensait pas de "travailler ensemble" pour construire "un avenir de paix, de justice sociale et dans l’intérêt général de tous".

    Dans la foulée, les trois vice-présidents ont été élus, eux aussi avec 28 voix contre 12 blancs. Gil Brial (Mouvement populaire calédonien) assumera la première vice-présidence, Brieuc Frogier (Loyalistes) et Loïc Basset-Creugnet (Générations NC) prenant les deuxième et troisième.

    L’absence du Rassemblement dans cet exécutif provincial n’est pas un oubli, assure Virginie Ruffenach. "C’était convenu. On a un équilibre sur les autres institutions que sont le Congrès et le gouvernement", explique l’élue du Rassemblement, qui évoque "un équilibre global" en cours de discussion.

    Équilibres à construire

    Car c’est bien là que se situait l’enjeu politique de cette installation. Si la province Sud est verrouillée par une majorité nette, la suite se jouera ailleurs, au Congrès puis au gouvernement, dans un paysage où les équilibres restent à construire.

    Sonia Backès a ainsi choisi d’ouvrir son discours sur un appel au dépassement de la campagne. "Les électeurs ont parlé, la démocratie s’est exprimée, et chacun retrouve désormais sa place, celle de servir les Calédoniens", a-t-elle déclaré en retrouvant son fauteuil, avant de revenir aux urgences du moment, entreprises en difficulté, emplois détruits, familles fragilisées, jeunes inquiets pour leur avenir… "Nous n’avons pas le droit de les décevoir", a insisté Sonia Backès.


    Réélue à la tête de la province Sud, Sonia Backes a placé son nouveau mandat sous le signe de la reconstruction économique et de la relance de l’emploi. Photo Julien Mazzoni

    La présidente réélue a résumé sa feuille de route par ces mots : "Les Calédoniens attendent du concret." Et le concret, pour elle, passera d’abord par la reconstruction et la relance économique. "Recréer des emplois, ça veut dire redonner de la confiance", appuie-t-elle.

    "Il y a le dire, et il y a le faire…"

    Du côté de l’opposition, on prend acte, mais on attend des preuves. Vaimu’a Muliava justifie le vote blanc de son groupe, comme à son habitude, par une formule imagée. "Le silence honore la victoire et élève le vaincu", a déclaré l’élu de l’Éveil océanien, saluant le respect du verdict des urnes et la main tendue de Sonia Backès. Mais il prévient que son mouvement discutera sur la base de ses "urgences sociales", à savoir le "filet social", le Ruamm, les cantines scolaires… "Être contre la pauvreté, ça ne veut pas dire tirer la classe moyenne vers le bas", résume-t-il.


    Vaimu’a Muliava salue le résultat des urnes mais assure que l’Éveil océanien jugera la majorité provinciale sur sa capacité à répondre aux urgences sociales. Photo Julien Mazzoni

    Même prudence du côté du groupe Kanaky pour tous. Johanito Wamytan entend mener une opposition "pragmatique" et se dit prêt à être force de proposition, notamment sur l’emploi, la formation et la jeunesse. Mais là encore, le jugement se fera sur pièces. "Il y a le dire, et puis il y a le faire", glisse-t-il.


    Pour Johanito Wamytan, le groupe Kanaky entend mener une opposition « pragmatique » et « force de proposition », tout en restant vigilant sur la traduction concrète des engagements de la majorité. Photo Julien Mazzoni

    Après la réélection de Paul Néaoutyine à la tête de la province Nord grâce aux voix des Loyalistes, l’accession de Mickaël Forrest à la présidence des Îles, voilà la province Sud également installée. Mais l’essentiel des équilibres reste à écrire. Vendredi 10 juillet, le nouveau Congrès devra à son tour élire son bureau. S’ouvrira alors une séquence plus décisive encore, celle de la formation du gouvernement, qui devra intervenir dans les vingt et un jours suivant la première réunion de l’assemblée. Au plus tard le 31 juillet, les accords – et désaccords – entendus dans ces trois hémicycles se feront jour de manière encore plus limpide.

    MERCI DE VOUS IDENTIFIER
    X

    Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.

    J'AI DÉJA UN COMPTE
    Saisissez votre nom d'utilisateur pour LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes
    Saisissez le mot de passe correspondant à votre nom d'utilisateur.
    JE N'AI PAS DE COMPTE

    Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
    Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement.
  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS