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  • AFP | Crée le 23.05.2019 à 04h25 | Mis à jour le 23.05.2019 à 09h48
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    Yousef Al-Obaidly et Lamine Diack sont dans le viseur de la justice. Photos AFP

    ATLÉTISME. Le patron du groupe de médias qatari beIN Sports, Yousef Al-Obaidly, et l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme, le Sénégalais Lamine Diack, ont été mis en examen fin mars, dans l’enquête sur des soupçons de corruption en marge des candidatures de Doha aux Mondiaux d’athlétisme de 2017 et 2019.

    Des juges d’instruction financiers ont mis en examen le premier pour « corruption active » le 28 mars, quand le second - jusqu’ici placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté - l’a été pour « corruption passive » la veille. Yousef Al-Obaidly, qui est également président de la chaîne sportive beIN Sports France, est un proche du patron du club de football du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaïfi.

    Ce dernier avait été placé sous le statut de témoin assisté dans cette information judiciaire, qui vise également les conditions d’attribution des JO de Tokyo 2020 et de Rio 2016.

    Influencer des votes

    Les magistrats s’interrogent sur deux versements d’un total de 3,5 millions de dollars (374 millions de francs), réalisés à l’automne 2011 par la société Oryx Qatar Sports Investment, détenue à égalité par Nasser Al-Khelaïfi et son frère Khalid, au profit d’une société de marketing sportif dirigée par Papa Massata Diack, surnommé dans les médias « PMD » et fils de Lamine Diack, aujourd’hui âgé de 85 ans et président de l’IAAF de 1999 à 2015.

    À cette époque, Doha ambitionnait d’accueillir les Mondiaux d’athlétisme de 2017, organisés par l’IAAF.

    Les juges d’instruction cherchent à déterminer si, en contrepartie de ces versements, Lamine Diack a œuvré au report des dates d’organisation des Mondiaux d’athlétisme, en raison des conditions météo du pays, et influencé le vote de membres de l’IAAF en faveur du Qatar.

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