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  • AFP | Crée le 05.03.2019 à 04h30 | Mis à jour le 05.03.2019 à 04h30
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    Aurel Manga et Pascal Martinot-Lagarde savourent leurs médailles de bronze et d’argent. Photo AFP
    Athlétisme. Quatre ans après le triplé de Prague, les spécialistes français du 60 m haies ont de nouveau frappé un grand coup hier en montant à deux sur le podium de l’Euro en salle de Glasgow.

    Avec cinq médailles (deux en argent, trois en bronze) récoltées sur les trois jours à Glasgow, l’équipe de France reste dans ses standards des deux dernières éditions (3 en 2017 à Belgrade, 5 en 2015 à Prague), mais manque l’or pour la première fois depuis 2007, en l’absence de nombreux cadres (Kevin Mayer, Renaud Lavillenie, Mahiedine Mekhissi…).

    Des médailles, Pascal Martinot-Lagarde commence à en collectioner : il a remporté dimanche sa 6e au niveau européen, la 4e en salle, en prenant l’argent en 7 secondes et 61 centièmes, un centième derrière le surprenant Chypriote Milan Trajkovic.

    « J’ai fait la course qu’il ne fallait pas faire, avec des erreurs. J’ai fait une finale… pas très “clean??. Je reste un peu sur ma faim, a-t-il réagi en zone mixte, après une course « lente » pour ce niveau de compétition. Perdre pour un centième avec les erreurs que j’ai faites, ça a tout d’une finale frustrante. Mais je reste content de ramener une médaille à la maison, il ne faut pas banaliser les médailles. »

    Objectif Tokyo 2020

    Après son titre de champion d’Europe l’été dernier, « PML » (27 ans) enchaîne avec régularité au plus haut niveau. Alors qu’il s’entraîne à Reims depuis un an, sans sa compagne et ses deux jeunes enfants qu’il retrouve le week-end à Paris, il estime avoir trouvé « le bon cocktail de vie », lui permettant d’éviter les blessures.

    Les Bleus n’ont pas réalisé le triplé comme à Prague il y a quatre ans, mais perpétuent la tradition de leurs glorieux aînés (Guy Drut, Stéphane Caristan, Ladji Doucouré) avec un doublé grâce au bronze d’Aurel Manga (26 ans), la même place qu’aux Mondiaux en salle l’année dernière.

    « C’est bien de continuer à alimenter ce compteur que j’ai débloqué il y a un an. Même si la salle compte moins, ce n’est pas donné à tous de faire des médailles internationales », s’est réjoui le très costaud (1,90 m, 89 kg) étudiant en Master 2 Sciences de l’ingénieur à la Sorbonne, qui partage son temps entre l’université et le tartan.

    « Je me suis donné la chance d’en arriver là. Il faut continuer sachant que l’objectif principal, c’est les Jeux » de Tokyo en 2020.


    Lamote en argent

    Rénelle Lamote aussi a perpétué sa « tradition » en devenant vice-championne d’Europe du 800 m pour la 3e fois, la première en salle. Lamote a essayé presque toute la course, sans y parvenir, de doubler la Britannique Shelayna Oskan-Clarke, courant ainsi beaucoup à l’extérieur, la faisant manquer d’énergie dans le final.

    « Je ne sais pas encore courir correctement dans les courses à enjeux. J’ai du mal à me placer. Mais j’étais quand même offensive », a-t-elle expliqué. Psychologiquement je suis arrivée fatiguée, j’étais sur les nerfs, donc une médaille dans ces conditions je suis super contente ».

    Le relais 4x400 m masculin est venu améliorer le bilan des Bleus, avec une 3e place obtenue au finish par le jeune Fabrisio Saidy (19 ans), deux jours après la confirmation du potentiel de Solène Ndama (20 ans), en bronze sur le pentathlon.

    « C’est un bilan conforme à nos prévisions […] bien sûr, c’est toujours frustrant pour les athlètes de ne pas ramener une médaille d’or, mais quand vous voyez que l’or du 60 m haies se joue à un centième, ce n’est presque rien du tout, c’est la loi du sport », a estimé le président de la Fédération française d’athlétisme André Giraud.

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