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  • Mathieu Ruiz Barraud | Crée le 16.05.2019 à 04h25 | Mis à jour le 08.07.2019 à 13h26
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    Nickolas Ngodrela, ici lors d’un entraînement en décembre dernier, a décidé de quitter ses fonctions de sélectionneur. Photo MRB
    Tennis. Alors que la liste des joueurs retenus pour les Jeux du Pacifique doit être donnée avant lundi prochain, Nickolas N’Godrela a décidé de quitter la tête de la sélection.

    C’était en décembre 2017. Le CTOS avait tapé du poing sur la table dans un communiqué. Pas tant à cause des résultats de l’équipe de tennis puisque, entre autres, Julien Delaplane avait décroché l’or en simple, tout comme la paire Bull/ Pydo en double dames, lors de Minijeux au Vanuatu. Le problème était qu’une sélection complète n’avait pas pu être montée. Il manquait en fait un garçon et deux filles pour que le groupe soit entier. Et cette année, il est possible que les choses ne s’arrangent pas, car cette semaine, Nickolas N’Godrela a décidé de jeter l’éponge et de quitter son poste de sélectionneur.

     

    Plan B

    La cause ? Des divergences sportives d’abord qui se seraient muées en rancœurs plus profondes. « Je n’ai pas été respecté, s’est contenté de résumer l’intéressé, sans vouloir nommer personne. Je reconnais que je n’ai pas d’expérience en tant qu’encadrant, mais je suis tout le temps sur le terrain et je me suis impliqué au maximum. J’étais venu pour aider mais dans ces conditions, je préfère arrêter. »

    Car au départ, c’est le duo Christophe Godot/Pierre-Henri Guillaume qui devait gérer les équipes. Deux anciens joueurs qui ont connu des campagnes de Jeux du Pacifique. Mais Pierre-Henri Guillaume a préféré en début d’année dernière jeté lui aussi l’éponge. « Le nouveau plan, c’était que Nickolas N’Godrela devienne sélectionneur et que Christophe Godot occupe le poste d’entraîneur, » explique un membre de la ligue.

    Un plan B qui semble donc connaître son épilogue avec le départ du médaillé d’or des Jeux de 2015. « On a eu des différends c’est vrai, pose Olivier Le Dain, président de la ligue. Je regrette la décision de Nickolas, mais je la respecte. »

     

    Hémorragie de joueurs ?

    Christophe Godot, de son côté, joue l’apaisement : « On est dans une période tendue, avec la sélection qui doit être désignée dans les prochains jours. On va avoir des réunions avec tout le monde et on verra bien. Le plus important c’est qu’on arrive à avoir une équipe aux Jeux. »

    Mais justement, quelle équipe ? Car dans son sillage, Nickolas N’Godrela pourrait emporter quelques personnes. Si pour l’instant, Maxime Chazal ne sera pas aux Jeux - pour des raisons purement sportives - seul Victor Lopes, récent champion de Calédonie a déjà décidé de ne pas venir. Il pourrait être suivi par d’autres comme Julien Delaplane et Guillaume Monot, tous deux très proches du désormais ex-sélectionneur. Des Jeux de 2015, la délégation pourrait bien être renouvelée à 100 %.

     

     

    Historiquement, la Calédonie a toujours été une place forte du tennis océanien de Wanaro N’Godrela à son fils Nickolas, en passant par Gérard Winter ou Jean-Louis Guépy. Nombreux sont les joueurs à avoir brillé aux Jeux, ou même au haut niveau pour Wanaro.

    À Port Moresby, en 2015, la tradition avait été perpétuée puisque la Calédonie avait remporté huit médailles dont trois en or (simple, double et équipes messieurs). Seule la Papouasie avait fait mieux avec quatre titres. La famille Apisah était d’ailleurs impliquée à chaque fois (simple, double, équipes dames et double mixte). Mais alors que Tahiti connaît une bonne génération autour d’Heve Kelley, que les îles Mariannes seront costaudes avec Colin Sinclair, et que les Samoa seront boostés à la maison avec Steffi Carruters et Léon Soonalole, la Calédonie pourrait bien connaître des Jeux compliqués.

     

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