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  • À Apia, Titouan Moal | Crée le 10.07.2019 à 05h54 | Mis à jour le 10.07.2019 à 09h11
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    Si au début, Kilian Teyssier devait partir seul pour participer aux Oceania, il a finalement été incorporé à l'équipe des Cagous Photos D.R. et T.M.
    HALTÉROPHILIE. C’est il y a un peu plus de deux semaines seulement que Kilian Teyssier a appris qu’il allait prendre part aux Jeux du Pacifique. Une bonne surprise pour l’athlète de 17 ans, qui tirera chez les moins de 61 kg aujourd’hui à partir de 12 h 30.

    Kilian Teyssier devait, à la base, seulement participer aux Oceania - dans la catégorie junior -, qui se déroulent simultanément avec les Jeux du Pacifique et les championnats du Commonwealth.

    Mais quitte à être sur place, pour de surcroît affronter les mêmes athlètes au même moment, le Comité territorial olympique et sportif (CTOS) a préféré l’incorporer dans son équipe, malgré le fait qu’il n’ait pas atteint les minima.

    Pourtant, le jeune espoir de l’haltérophilie calédonienne, seul représentant local au sein de l’Institut océanien de Boulari (IOH), pourrait bien ramener des médailles aujourd’hui. Bon, peut-être pas l’or. Il faut dire que face à lui, le Papou Morea Baru, avec qui il s’entraîne à l’IOH sous la houlette de Paul Coffa, fait partie des meilleurs mondiaux.

    Records à battre

    « Il est vraiment impressionnant. Quand on le regarde, il n’a l’air de rien, mais à l’épaulé-jeté il soulève une barre de 166 kg, c’est la 3e meilleure performance mondiale et près de 130 kg à l’arraché », expose Kilian Teyssier.

    Pour espérer ne pas être largué comme son homologue Barbara Laverquant-Dipayen hier (lire ci-contre), le jeune Cagou devra lui aussi battre ses records qui sont de 77 kg à l’arraché et 96 kg à l’épaulé-jeté.

    De belles performances compte tenu du fait que le Nouméen a découvert la discipline par le biais du crossfit il y a un peu plus de deux ans. Après les Oceania, puis la Pacific Cup à domicile l’an passé, où il a décroché la médaille d’argent, Kilian Teyssier a été repéré par Paul Coffa, le meilleur coach du monde d’après ce qu’on dit dans le milieu.

    Un entraînement intensif qui lui permet, dans une catégorie relativement légère et donc moins représentée dans le Pacifique, de théoriquement se classer parmi les 5 meilleurs athlètes qui soulèveront des barres chez les moins de 61 kg dans le complexe sportif de Faleata. De quoi partir confiant ? Pas vraiment. Car le lycéen, qui ambitionne de devenir pilote d’avion, prend part, aux Samoa, à sa première compétition à l’étranger et pas des moindres. « Je stressais pas mal il y a deux jours, je devais perdre 700 grammes, alors j’ai seulement mangé une salade lundi », ajoute-t-il. Espérons qu’il aura tout de même assez d’énergie aujourd’hui, car la tâche à accomplir risque d’en demander beaucoup.


    Savoir +

    Trois médailles sont à la portée de Kilian Teyssier aujourd’hui : celle qui récompense la meilleure performance à l’arraché, celle consacrée à l’épaulé-jeté et la dernière pour le cumul des deux.

     

    La concurrence était trop forte

    Barbara Laverquant-Dipayen s’est honorablement battue hier après-midi chez les moins de 55 kg. Avec une barre de 50 kg soulevée à l’arraché et de 60 kg à l’épaulé-jeté pour un total de 110 kg, elle bat son record personnel en rajoutant 2 kilos à la première épreuve et en égalant sa meilleure performance à la seconde. Mais face à elle, la concurrence était tout simplement trop relevée, dans une région où l’haltérophilie est très populaire. Elle aura au moins fait mieux que l’Australienne Amber Fielder, qui a « fait une bulle », comme on dit dans le jargon. Barbara termine à la 7e place sur 8.

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