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  • Au Squash Courts Faleata, Fabien Lefranc / fabien.lefranc@lnc.nc | Crée le 12.07.2019 à 08h57 | Mis à jour le 12.07.2019 à 08h57
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    Le camp calédonien peut laisser exploser sa joie : les filles sont en or. L’équipe type des garçons (Corigliano, Massenet, Lancrenon, Gosse) vont les imiter peu de temps après, terminant le tournoi sans aucun jeu perdu. Photo F.L.
    SQUASH. Les deux équipes calédoniennes se sont parées d’or hier, face aux Samoanes (3-0) et aux Papous (4-0). Une médaille que les hommes conservent logiquement et que les femmes, détrônées il y a quatre ans, ramènent « à la maison ».

    Une crispation palpable, un regard noir et concentré sur le court, et au bout, une décharge libératrice. Kareen Maréchalle a eu du mal à refouler le flot d’émotions qui l’a envahie après son match face à la Samoane Opera Monzeri (11-2, 11-8, 12-10). « C’est génial… J’y tenais tellement à cette médaille. Et puis, il y avait la ‘’famille’’ (elle montre le camp cagou), les cousines de Lifou aussi (les élues de la province des Îles, de passage). Je suis une Hamou moi, épouse Maréchalle. »

    Le chemin pour Apia n’a pas été simple, il a fallu se remettre en condition après son accouchement en décembre 2017. Et surtout refermer la plaie de 2015. « C’est moi qui perd le dernier match face aux Papoues, raconte-telle, avec soudain un air de détresse entre deux sourires. Le 3-2… On comptait sur moi à l’époque. »

    Il n’y avait qu’une manière de tourner vraiment la page : reprendre ce qui avait été pris. C’est chose faite. Et avec la victoire de Caroline Quach au premier match face à Lupe Kapisi (5-11, 11-2, 11-9, 11-3), c’est Kareen qui a donné le point de la victoire. « C’est l’un des plus beaux jours de ma vie, savoure-t-elle. C’est ma première médaille d’or ! » Et forcément un peu plus que ça. Vanessa Quach a plié la dernière rencontre (11-4, 11-4, 11-1) pour mettre un point final à la partition sans fausse note des filles.

    Une bulle positive

    Leur entraîneur de circonstance, Laurent Guépy, qui les a accompagnées sur ces derniers jours avec un Alex Collenot davantage tourné vers les garçons, paraissait aussi libéré que « ses » joueuses. « Ça a été super fort en émotions, insiste-t-il aussi. On a réussi avec Alex à les mettre dans une bulle, positive, et ça a été une belle aventure toute la semaine. »

    A quelques mètres de là, les « anciennes » goûtaient le moment. « Cette médaille,onlamérite»,assèneChristine Deneufbourg,àcôtédeChristelleNagle danslepublic,touteslesdeuxprésentes dans l’équipe en 2015. « Il fallait la gagner, ajoute Christelle. Il n’y aura pas de squash dans quatre ans aux Salomon. Donc, c’est fini pour nous deux. » Pas complètement : place maintenant à la compétition en simple jusqu’à mardi, avant les doubles ensuite.

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