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    Nouvelle Calédonie
  • Baptiste Gouret | Crée le 25.06.2026 à 13h31 | Mis à jour le 25.06.2026 à 13h31
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    Le scarabée rhinocéros a été détecté pour la première fois en 2019, à l’aéroport de La Tontouta. Depuis sept ans, les autorités sanitaires tentent de l’éradiquer. Photo ANCB
    Le gouvernement a autorisé le versement d’une subvention de 30 millions de francs au profit de l’Institut agronomique calédonien (IAC), dans le cadre de son programme de lutte biologique contre le scarabée rhinocéros, introduit en 2019 sur le territoire. Cette somme servira notamment à la mise au point d’un virus qui s’attaque à son système digestif. Explications.

    Face à la prolifération du scarabée rhinocéros, une nouvelle arme pourrait bientôt venir renforcer le programme de lutte contre cette espèce invasive, introduite sur le territoire en 2019 et responsable de la destruction de cocotiers et de palmiers. Il s’agit d’un virus, qui s’attaque directement au système digestif des scarabées et se propage entre eux par ingestion ou par reproduction.

    Un laboratoire néo-zélandais travaille actuellement à son développement, en collaboration avec les autorités calédoniennes. En mai, un scientifique néo-zélandais a réalisé un séjour sur le Caillou afin d’apporter son expertise sur le sujet et présenter le travail réalisé autour du virus.

    Lâchers de spécimens contaminés

    Le pays va désormais jouer un rôle important dans sa mise au point. Mercredi 24 juin, le gouvernement a autorisé le versement d’une subvention de 30 millions de francs au profit de l’Institut agronomique calédonien (IAC), chargé de développer des moyens pour éradiquer le ravageur et d’adapter les différentes voies de lutte biologique à la Nouvelle-Calédonie.

    Cette somme va notamment servir à tester l’efficacité des souches de virus sur les scarabées locaux. À terme, l’ambition consiste à mener des actions de réduction des populations de scarabées, en lâchant dans l’environnement des spécimens infectés par le virus.

    En parallèle, d’autres solutions sont actuellement testées par l’IAC. À commencer par la contamination des scarabées par des champignons entomopathogènes, un travail pour lequel l’institut a signé une convention avec la province Sud. Des pièges à phéromone ont également été développés pour capturer un maximum de spécimens.

    Dès sa détection en 2019, un programme d'éradication massif avait été déployé, sans succès. Fin 2021, une stratégie de "transition progressive", concentrant les actions sur la communication et la formation des professionnels en zone infestée, avait été été mise en place. Elle s’est accompagnée d’une surveillance des sites à risque tels que les aéroports, aérodromes et ports, afin de protéger les îles et les pays voisins, pour éviter la prolifération de l’espèce. Découvert sur le tarmac de l’aéroport de La Tontouta il y a sept ans, le scarabée rhinocéros a depuis été détecté sur la côte Est, à Thio et Canala, mais également à Lifou.

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