• J.-A.G.-L. | Crée le 17.06.2019 à 10h51 | Mis à jour le 17.06.2019 à 11h01
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    Photo Cyril Terrien

    Philippe Michel, secrétaire général de Calédonie ensemble (CE), a été mis en examen dans le dossier des emplois fictifs présumés lors des législatives de 2017.

    Le juge d'instruction a signifié à l'ancien président de la province Sud sa mise en examen il y a quelques jours.

    Fin mars, Philippe Michel mais également Roger Kerjouan, ancien secrétaire général de la Maison bleue, et une série de proches de Calédonie ensemble avaient été auditionnés en garde à vue par les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie. Deux juges d'instruction, co-saisis dans cette affaire, suspectent depuis plusieurs mois que des collaborateurs d'élus de la province Sud et du Congrès aient travaillé pour le compte du parti de Philippe Gomès lors des législatives de 2017. En décembre dernier, les locaux de Calédonie ensemble au Congrès avaient été perquisitionnés. Les enquêteurs étaient repartis de l'institution les bras chargés de documents.

    Après les révélations de la garde à vue de Philippe Michel, celui-ci avait dénoncé une « bidouille politico-judiciaire » et une « instrumentalisation politique de la justice ». « Comme par hasard, l'affaire intervient en pleine campagne pour les élections provinciales », avait déclaré Philippe Michel en avril dernier, pointant du doigt « la dénonciation calomnieuse de Sonia Backès et de Fiu Muliakaala ». À l'époque candidate de la liste de l'Avenir en confiance (AEC) et aujourd'hui présidente de la province, Sonia Backès avait réagi en appelant son adversaire politique « à plus de discernement », lui demandant « de prendre gare aux dérapages verbaux ».

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