• P. Ch. avec J.-A. G.-L. | Crée le 07.06.2019 à 09h18 | Mis à jour le 07.06.2019 à 16h34
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    Willy Gatuhau, actuel maire de Païta et Harold Martin, son prédécesseur. Les deux élus sont tous deux jugés ce vendredi matin devant le tribunal correctionnel en compagnie de six autres prévenus. Photo J.-A. G.-L.

    [MàJ 16h30] Au terme des débats et des plaidoiries des parties civiles, le procureur de la République vient de requérir une peine d’un an de prison dont six mois avec sursis, un million de francs d'amende et cinq ans d'inéligibilité à l'encontre d'Harold Martin.

    Contre Willy Gatuhau, Alexis Bouroz a requis une peine d'un an de prison avec sursis, un million d'amende et trois ans d'inéligibilité.

    Contre les autres prévenus, le procureur a requis des peines allant de deux à trois mois de prison avec sursis en fonction de leur implication.

    Place aux plaidoiries de la défense.

    La décision du tribunal devrait être mise en délibéré à une date ultérieure.

    Compte rendu d’audience complet à lire dans votre édition de demain samedi, en pages Pays.

    [9h20] Ce vendredi matin, Harold Martin est jugé devant le tribunal correctionnel de Nouméa pour l’affaire des achats de voix présumés lors des élections municipales de 2014. Sept autres prévenus accompagnent l’ancien maire de Païta à la barre, dont l’actuel, Willy Gatuhau.

    La justice soupçonne Harold Martin et ses proches d’avoir remis des enveloppes d’argent liquide à des habitants de Païta, principalement de la communauté wallisienne, pour faire pencher le scrutin en faveur de sa liste.

    Willy Gatuhau et Harold Martin sont jugés pour « obtention de suffrage ou abstention de vote par don ou promesse », les six autres prévenus le sont pour « sollicitation ou agrément de don ou promesse pour influencer un vote ».

    Ce matin, peu après l’ouverture du procès, l'un des prévenus a avoué avoir été payé par Harold Martin pour faire voter la communauté wallisienne en sa faveur au second tour.

    « Harold Martin m’a donné 500 000 francs à son bureau avant le second tour. Il fallait que j’aille voir les gens pour qu’ils votent pour lui. Il m’a promis 200 000 francs après la victoire. Il m’a donné une seconde enveloppe. Il faut que Harold Martin dise la vérité, qu’il dise qu’il nous a payés », a-t-il déclaré ce matin à la barre.

    À l’époque, la conquête de la mairie se jouait à couteaux tirés. 286 voix d’écart séparaient le gagnant, Harold Martin (candidat Front pour l’unité), et Frédéric de Greslan (Calédonie ensemble).

    L'enquête sur cette affaire qu'Harold Martin estime « montée de toutes pièces » avait démarré en 2016.

     

     

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