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  • AFP | Crée le 16.03.2026 à 13h49 | Mis à jour le 16.03.2026 à 13h49
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    Lors d’un dépouillement à Quimper, commune de Bretagne, dimanche 15 mars lors du premier tour des élections municipales en France. Photo AFP/Fred Tanneau
    L’extrême droite en dynamique, percée de la gauche : les deux partis, qui ont fait des municipales en France un test en vue de la présidentielle de 2027, sortent confortés du premier tour dimanche 15 mars, dans un scrutin qui voit globalement la gauche se maintenir, notamment à Paris.

    Le parti d’extrême droite français Rassemblement national (RN) arrive en tête dans plusieurs villes et celui de gauche la France insoumise crée la surprise dans d’autres. Mais dans les deux plus grandes villes de France, la gauche sortante fait de bons résultats. À Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire est largement devant l’ex-ministre de droite Rachida Dati. Et à Marseille, le maire proche du parti socialiste Benoît Payan arrive en tête, bien que talonné par le député du Rassemblement national Franck Allisio.

    "Dimanche prochain, la droite et l’extrême droite peuvent l’emporter à Paris", a mis en garde M. Grégoire en appelant "tous les électeurs du camp républicain, du camp du progrès, quel qu’ait été leur choix ce dimanche, à soutenir la liste que nous portons" au second tour. Le RN, qui veut amplifier sa dynamique en vue de 2027, a revendiqué la réélection dès le premier tour de plusieurs maires sortants. Sa cheffe de file Marine Le Pen, déjà trois fois candidate à la présidentielle, s’est félicitée "de réelles chances de victoire" de son parti au second tour le 22 mars dans plusieurs villes.

    "Percée historique"

    Le parti d’extrême droite voit ces élections locales comme un premier jalon vers sa possible accession au pouvoir en 2027 après deux mandats consécutifs d’Emmanuel Macron dans un paysage politique fragmenté entre trois grands blocs, gauche, centre droit et extrême droite, avec des divisions fortes au sein de la gauche et de la droite.

    L’extrême droite entend supplanter à certains endroits la droite ou faire tomber un cordon sanitaire et l’aspirer dans une alliance là aussi en vue de 2027. Encore peu implanté localement, le RN veut profiter de sa dynamique nationale pour gagner des villes. Il a présenté un nombre record de listes, au moins 650 sur un total de quelque 35 000 communes.

    À l’autre bout de l’échiquier politique, LFI a fait sensation dans plusieurs villes : A Lille (nord), où le maire socialiste Arnaud Deslandes, héritier de l’ex-ministre Martine Aubry, est au coude-à-coude autour de 25 % avec la candidate LFI Lahouaria Addouche, bien au-dessus des pronostics.

    Le chef de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon s’est félicité dimanche d’une "percée historique" de son mouvement, en position de remporter des villes ou de jouer les arbitres au second tour.

    L’heure des alliances

    La progression des deux mouvements qui s’étaient attachés à faire de cette campagne municipale un test géant pour la présidentielle de 2027 préjuge de tractations ardues d’ici au dépôt des listes pour le second tour de dimanche. Dans de nombreuses villes, la question des alliances va être scrutée : les têtes de liste qualifiées ont jusqu’à mardi pour décider s’ils se maintiennent, fusionnent ou se désistent.

    Le Parti socialiste, qui se maintient dans de nombreuses grandes villes et arrive largement en tête aussi à Rennes, Strasbourg et Montpellier, souhaite rompre définitivement avec LFI. Mais les bons résultats insoumis compliquent l’équation dans plusieurs scrutins. Le coordinateur de LFI Manuel Bompard a "tendu la main" aux autres listes de gauche "partout où la droite et l’extrême droite menacent".

    "Grand rassemblement à droite"

    Autre scrutin-clé à treize mois de la présidentielle, celui du Havre, où l’ex-Premier ministre Édouard Philippe est bien positionné, lui qui a fait de sa réélection le prérequis pour poursuivre sa candidature à l’Élysée. À Nice, le duel entre le sortant Christian Estrosi et Éric Ciotti, allié du RN, tourne à l’avantage du second, avec une dizaine de points d’avance.

    L’érosion de la participation a continué dimanche, dans une élection qui pourtant traditionnellement intéresse les Français. Les instituts de sondage tablent sur une participation entre 56 % et 58,5 %, contre 63,55 % en 2014, dans la continuité d’une baisse observée depuis plus de 40 ans, particulièrement chez les jeunes et dans les quartiers populaires. Un chiffre qui n’a été plus bas qu’en 2020 en pleine pandémie de Covid-19. La mobilisation a pu être pénalisée par une fin de campagne éclipsée par la guerre au Moyen-Orient.

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