- Anne-Claire Pophillat | Crée le 11.03.2026 à 13h08 | Mis à jour le 11.03.2026 à 13h09ImprimerLe personnel d'Air Calédonie a organisé un débrayage ce mercredi 11 mars entre 9 heures et 11 heures afin de manifester leur inquiétude quant à la pérennité de la compagnie et de leurs emplois. Les automobilistes étaient invités à montrer leur soutien en klaxonnant. Photo A.-C.P.Les employés d'Aircal se sont mobilisés devant le siège de la compagnie ce mercredi 11 mars, afin de manifester leur inquiétude quand à l'avenir de leur emploi, alors que les avions ne volent plus depuis dix jours, en raison du blocage des aérodromes des îles à la suite du déménagement de l'activité à La Tontouta. Une délégation de salariés a rencontré Alcide Ponga. Un conseil d'administration est prévu cet après-midi.
"On est vraiment là pour sauver nos emplois", insiste Vanessa Bocquet, acheteuse aéronautique chez Air Calédonie. La salariée fait partie des nombreux employés mobilisés ce mercredi 11 mars devant le siège de la société, situé rue Unger à l’entrée de la Vallée-du-Tir, à Nouméa. Une mobilisation de deux heures, entre 9 et 11 heures, pour manifester leur crainte de perdre leur travail, alors que les vols n’ont pas repris depuis le début du blocage des aérodromes des îles, le 2 mars. "On est en dehors du conflit concernant le déménagement. Le projet de transfert à Tontouta mûrit depuis des années, on le prépare en interne depuis un an, on a tous mis beaucoup d’énergie dedans", témoigne Isabelle Bocquet, qui précise qu’au vu de la situation, un soutien psychologique a été mis en place au sein de la compagnie. "On est tous dans le même bateau", glisse-t-elle.
Aircal n’a plus de secret pour Isabelle, qui a intégré la société en 1995. La cheffe de quart au centre de coordination opérationnelle est claire. "On n’est pas là pour prendre parti, mais pour défendre notre outil de travail. On ne vole pas depuis dix jours, si ça continue, on se pose la question de savoir si on va garder nos emplois." Cette préoccupation concerne également les gens des îles. "S’il n’y a plus Air Calédonie, il n’y aura plus de service rendu à la population."

Une délégation d'employés, partie rencontrer Alcide Ponga, débriefe devant les salariés. Photo A.-C.P.Pas de retour à Magenta
Les employés rassemblés devant le siège de la société attendent le retour d’une délégation de représentants du personnel partis rencontrer Alcide Ponga. "On a parlé de l’inquiétude des 222 personnels qui risquent de se retrouver à la rue. On a peur pour nos emplois. Magenta ou Tontouta, ce n’est pas de notre fait. Nous, ce qu’on veut, c’est ne pas être au chômage", indique Robert Kono, délégué syndical Usoenc et présent lors de l’entrevue. Pour cela, les employés veulent aussi faire passer un message. "Il faut qu’on dise aux gens des îles qu’Aircal doit continuer, c’est un outil pays", déclare un salarié. Et plutôt que de bloquer, Robert Kono, qui assure "comprendre le combat mené contre le déménagement", propose de "boycotter l’entreprise", ce qui permettrait au moins de faire voler des avions.

Une grande partie des salariés a participé à la mobilisation devant le siège de la société, rue Unger à la Vallée-du-Tir. Photo A.-C.P.Ce qui est sûr, c’est que l’activité de l’opérateur aérien devrait bien rester à Tontouta. "Le président du gouvernement a déclaré qu’on ne retournerait pas à Magenta, il n’y a pas d’argent pour le financer." Et si les blocages persistent ? Le sujet devrait être abordé lors du conseil d’administration prévu cet après-midi. Il a également été question de chômage partiel, lors du comité d’entreprise extraordinaire qui s’est tenu lundi 9 mars.

Des banderoles étaient affichées : "Ensemble pour Air Calédonie", ou encore "Personnels Aircal en souffrance". Photo A.-C.P.MERCI DE VOUS IDENTIFIER
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