- Julien Mazzoni | Crée le 26.03.2026 à 08h24 | Mis à jour le 26.03.2026 à 09h16ImprimerLe corridor sanitaire mis en place par le gouvernement est entièrement supporté par la province, affirme l’institution. Photo Baptiste GouretDans un courrier adressé au gouvernement ce mercredi 25 mars, la province des îles Loyauté alerte sur une rupture durable de liaisons aériennes, un corridor sanitaire financièrement fragile et l’absence de solution à court terme.
La province des Îles hausse le ton. Dans un courrier daté du 25 mars adressé au président du gouvernement, elle décrit une situation "particulièrement critique" liée à l’interruption des liaisons aériennes, toujours sans issue identifiée.
Deux semaines après un premier signalement resté sans réponse, la collectivité pointe un blocage qui s’installe dans la durée. Au-delà de la situation immédiate, elle évoque une "rupture caractérisée de la continuité" du service public de transport, compétence du gouvernement. Sur le terrain, les conséquences se font déjà sentir, notamment sur les plans sanitaire, économique et social.
Dans ce contexte, le corridor sanitaire apparaît comme le seul levier opérationnel pour assurer les liaisons médicales vers Nouméa. Mis en place à l’initiative du gouvernement, ce dispositif est pourtant aujourd’hui entièrement financé par la province, affirme le courrier. Un déséquilibre que cette dernière met en avant, en évoquant un "transfert de charge implicite".
Dépenses difficilement soutenables
Et les coûts sont élevés, souligne la province : 1,6 million de francs pour un vol vers une des îles, 2,1 millions pour une desserte combinée. Deux opérations ont déjà été effectuées, vers Ouvéa et Lifou, pour un total de 3,2 millions de francs. Dans un contexte de hausse des évacuations sanitaires, la province juge cette dépense difficilement soutenable. Et prévient : sans évolution rapide des modalités de financement, le dispositif pourrait ne plus être assuré à court terme.
Du côté maritime, les mages de manœuvres sont également limitées. Le Betico 2 est actuellement immobilisé pour une opération technique lourde. À l’issue des travaux, seuls deux de ses quatre moteurs devraient être pleinement opérationnels, une situation qui ne garantit pas une continuité de service sécurisée.
La province met en avant le projet du Betico 3, présenté comme essentiel pour pérenniser durablement la desserte. Mais là encore, le dossier se heurte à des contraintes financières, en particulier l’absence, à ce stade, de mobilisation des dispositifs fiscaux relevant du gouvernement. Sans avancée rapide, la collectivité évoque le risque de perdre sa place dans le calendrier du chantier naval, ce qui repousserait de plusieurs années l’arrivée du navire.
La province appelle enfin le gouvernement à "prendre toute la mesure de la situation" et à apporter "sans délai" des réponses adaptées. Faure de décision rapide, elle estime que la situation est appelée à se dégrader encore davantage, avec des conséquences directes sur le désenclavement et la vie quotidienne des Loyaltiens.
MERCI DE VOUS IDENTIFIER
Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.X
J'AI DÉJA UN COMPTEJE N'AI PAS DE COMPTE- Vous n'avez pas encore de compte ?
- Créer un nouveau compte
Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement. -
-
DANS LA MÊME RUBRIQUE
-
VOS RÉACTIONS




Les transports aériensà consulter ici











