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    Pacifique
  • Alexandra Perrini / Radio 1 | Crée le 05.06.2026 à 10h03 | Mis à jour le 05.06.2026 à 10h38
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    Le programme Palm permet à des habitants des îles du Pacifique de travailler en Australie sur une période donnée, essentiellement dans l’agriculture et l’agroalimentaire. Photo AFP / Peter Parks
    Partir travailler en Australie, une opportunité qui pourrait bientôt s’ouvrir aux Polynésiens par le biais du programme Pacific Australia Labour Mobility (Palm), financé par le gouvernement australien. Le dispositif a été lancé sur le Caillou en décembre. Un article de notre partenaire Radio 1.

    Le Palm, ou Pacific Australia labour mobility (Palm), est un programme permettant à des travailleurs du Pacifique d’exercer des emplois, principalement agricoles, horticoles et agroalimentaires, en Australie. Depuis décembre, la Nouvelle-Calédonie est le premier territoire français d’Outre-mer à y participer, dans le cadre d’un projet pilote réunissant cent travailleurs sur une durée de deux ans.

    La Polynésie pourrait bientôt intégrer elle aussi ce programme. Palm s’articule autour de deux types de contrat : "Il y a des métiers saisonniers, sur une période de neuf mois à peu près", explique Lucie Tiffenat, représentante du syndicat Otahi, qui a présenté le projet le mercredi 3 juin au Cesec (Conseil économique social environnemental et culturel de la Polynésie française). "Et puis, il y a d’autres métiers qui sont sur une plus longue durée, un an, voire quatre, et qui concernent l’agriculture, l’horticulture et certaines activités agroalimentaires".

    Pour le Cesec, cette initiative serait l’occasion pour les Polynésiens de renforcer leur maîtrise de l’anglais et d’enrichir leur expérience professionnelle. En termes de retombées économiques, le "travailleur" perçoit environ 2 000 francs par heure. Enfin, le programme permettrait de "renforcer les liens d’amitié et de solidarité" et "consoliderait le partenariat stratégique avec l’Australie.

    Des opportunités dans l’hôtellerie

    À noter qu’il s’agirait d’une opportunité "pas réservée uniquement à la jeunesse", mais aussi "à des personnes beaucoup plus matures qui ont besoin de travailler et d’aller voir ailleurs ce qui se passe", souligne Lucie Tiffenat, qui précise qu’il n’y aurait donc pas de limite d’âge pour les travailleurs.

    La représentante syndicale voit également dans le tourisme un débouché potentiel pour les bénéficiaires du programme. "C‘est forcément une opportunité pour les Polynésiens de parler la langue, de travailler et de revenir ici", pour ensuite, "pourquoi pas", postuler dans l’hôtellerie. "D’ailleurs, les représentants de l’hôtellerie au Cesec ont immédiatement adhéré au vœu", ajoute Lucie Tiffenat.

    S'inspirer de la Nouvelle-Calédonie

    Désormais, c’est au gouvernement polynésien d’effectuer les démarches nécessaires pour que l’archipel intègre le programme. L’exécutif devra prendre attache "avec les autorités australiennes puis avec le représentant de l’État, parce que ça passera obligatoirement par le soutien et l’aval de la France", indique Lucie Tiffenat. L’idée est aussi de s’appuyer sur le précédent néo-calédonien comme modèle opérationnel.

    Le Cesec recommande la création d’une structure dédiée, chargée du recrutement, de la préparation et du suivi des bénéficiaires, et souhaite la nomination d’un officier de liaison polynésien basé en Australie pour accompagner les travailleurs, veiller au respect de leurs droits et maintenir le lien avec leurs familles restées au fenua.

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